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Seidou Mbombo Njoya : « Ensemble, poursuivons la reconstruction de notre football »

C’est le vœu formulé par le président par intérim de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), et candidat à sa propre succession, dans son « engagement pour le football camerounais », publié ce vendredi 26 novembre 2021.

Coupé dans son élan le 15 janvier 2021 (le Tribunal arbitral du sport a annulé le processus électoral l’ayant porté à la tête de la Fecafoot le 12 décembre 2018), après un mandat de vingt-cinq mois, Seidou Mbombo Njoya veut « poursuivre la reconstruction du football camerounais ». « Nous envisagions de ″redorer le blason de la Fecafoot en vue d’affirmer le leadership continental du Cameroun en matière de football″ », rappelle-t-il. L’organisation des « compétitions de qualité », la modernisation de l’administration du football, l’autonomisation financière, le renforcement du patrimoine infrastructurel et la mobilisation des acteurs, sont entre autres chantiers engagés par lui et son équipe. « Malgré les écueils, nous avons œuvré sans relâche pour mener avec intégrité et engagement, les nombreux chantiers de stabilisation et de modernisation de la Fédération camerounaise de football. Les réformes administratives, techniques et financières réalisées permettent aujourd’hui à la Fecafoot de disposer d’une administration moderne, qui doit poursuivre le vaste et important chantier de reconstruction de notre football », assure le délégué de la Ligue régionale de football de l’Ouest.

Concrètement, l’exécutif actuel a dans son bilan la reprise du chantier de construction du nouveau siège de la Fecafoot (situé à Warda à Yaoundé), la modernisation en cours du Centre technique d’Odza (construction de l’hôtel des Lions Indomptables, d’un bâtiment administratif et un réfectoire entre autres travaux), la mise en place de la Ligue de football des jeunes et de la Ligue de football féminin du Cameroun, l’obtention du sponsoring de Guinness pour le championnat féminin, et l’organisation régulière des championnats professionnels, féminins, amateurs et jeunes etc.

Suspension illégale de la Lfpc

A côté de ces réalisations, les dirigeants actuels ne peuvent se départir de leur image de « va-t-en-guerre ». En effet, leur mandat écourté a été marqué par deux combats judiciaires qu’ils auraient pu éviter. Le premier c’est celui contre New Stars, qu’ils avaient décidé de reléguer en Elite Two, au mépris d’une décision de la Chambre de conciliation et d’arbitrage (Cca) du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc). Le second c’est la suspension illégale de la Ligue de football professionnel du Cameroun (Lfpc). Au final, le Tas leur a donné tort dans les deux cas. Et pourtant, cela ne les a pas empêchés, plus tard, de déchoir la Lfpc de l’organisation de l’Elite One et l’Elite Two.

Par ailleurs, le conflit permanent entre l’exécutif actuel et la Ligue a régulièrement perturbé le déroulement des championnats professionnels, entraînant le non-respect du calendrier de la Confédération africaine de football (Caf). Avec ce bilan contrasté, Mbombo Njoya convaincra-t-il à nouveau la majorité des 76 délégués qui voteront le 11 décembre prochain ?
Réponse le jour-j.

Le Prince FOGUE

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