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Langue, politique et économie au menu des quotidiens marocains

Les enjeux de l’adoption du projet de loi organique relatif à la langue amazighe, la gauche marocaine, le lancement des Organismes placement collectif immobilier (OPCI) et l’enquête sur les grosses fortunes du commerce de vêtements utilisés sont les principaux sujets traités par les quotidiens marocains parus ce mercredi.

+Aujourd’hui le Maroc+ aborde l’adoption par la Chambre de la loi organique sur la langue amazighe. Après de longues années d’attente, le texte doit atterrir à la Chambre des conseillers, mais il n’est plus question que de quelque temps pour l’entrée en vigueur de la nouvelle loi, relève le journal.

Le « blocage » qui a perduré pendant des années autour de cette loi était dû aux divergences entre les groupes parlementaires concernant certaines dispositions, remarque-t-il, faisant savoir que de nombreux documents officiels seront dès l’entrée en vigueur de la loi organique imprimés en amazigh.

+Al Bayane+ revient sur la gauche marocaine. Pour le journal, celle-ci a du mal à se remettre en position de combat pour agir et apporter des solutions comme elle l’a fait par le passé.

Les causes sont de trois ordres : d’abord, la gauche a pâti de sa participation au gouvernement et montre des signes de fatigue visibles, d’autant plus qu’elle n’a pas pu concilier entre les impératifs de la gestion des affaires publiques et les exigences de sa proximité des citoyens.

Ensuite elle a négligé la réflexion sur les questions stratégiques que connait le monde. Elle est restée, dans l’ensemble attachée aux « dogmes » et aux « stéréotypes de son âge d’or ».

La troisième raison de ce recul de la gauche tient à sa « désunion », à l’ « hémorragie » dont elle a fait l’objet et à l’ « état de déchirement interne » qu’elle connait même à l’heure actuelle, constate la publication.

Selon lui, la gauche marocaine est appelée à actualiser son « bagage» idéologique à la lumière de l’évolution du monde, pour le rendre attractif vis-à-vis de la jeunesse et « ne doit pas tergiverser en matière de fonctionnement démocratique interne », car, explique-t-il, « on ne peut pas exiger de l’autre plus de démocratie si on ne l’est pas à notre niveau ».

+Aujourd’hui le Maroc+ écrit que les prérequis et les conditions pour garantir l’essor des Organismes de placement collectif immobilier (OPCI) sont tous réunis. Ainsi, les études menées par les opérateurs de la place estiment le potentiel des OPCI à environ 200 milliards dirhams, uniquement au titre du segment «marché des bureaux».

Le retail (centres commerciaux, mall), l’hôtellerie et les résidences touristiques, les entrepôts et poles industriels, offrent également des opportunités non moins importantes.

Le Maroc est aujourd’hui le 38ème pays à mettre en place un régime pour les véhicules d’investissement immobilier, le 3ème en Afrique et le 1er de la région. L’introduction de ce nouvel instrument dans notre pays s’inscrit dans le cadre des actions entreprises par les pouvoirs publics en vue de mobiliser l’épargne longue et l’orienter vers le financement de l’investissement, estime le quotidien.

+Assabah+ le commerce de vêtements utilisés ou, comme on les appelle, « vêtements du bal », rapporte gros. Et certains en ont fait une véritable source d’enrichissement servant parfois à financer d’autres activités illicites, voire dangereuses. C’est pourquoi les services de sécurité mènent actuellement une vaste enquête sur les « fortunes » des hommes d’affaires opérant dans ce commerce, surtout après que des échanges avec des services de sécurité étrangers ont montré l’implication de certains d’entre eux dans le financement d’organisations extrémistes, rapporte le quotidien.

Selon la publication, le dossier d’un des hommes d’affaires opérant entre Nador et le préside occupé de Melilla pousse les enquêteurs à accélérer leurs investigations pour les étendre à plusieurs autres hommes d’affaires opérant dans ce secteur.

Le journal explique que l’homme en question avait d’ailleurs déjà fait l’objet d’une condamnation en Espagne pour son appartenance à une organisation considérée comme extrémiste, dont il assurait le financement via ses activités dans le commerce de vêtements utilisés. Il avait bénéficié d’une libération sous caution avant de totalement disparaître des radars.

En tout cas, selon les sources du quotidien, au moins sept hommes d’affaires seraient suspectés, certains d’entre eux ayant des liens avérés avec des réseaux de contrebande de vêtements opérant entre l’Espagne et l’Afrique du Nord.

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