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Cameroun : Le gombo à toutes les sauces à Bertoua

Très prisé par les populations, cet aliment est disponible sur le marché.

Les ménagères de la cité capitale de la région de l’Est n’ont plus du mal à se procurer du gombo car cet aliment abonde sur le marché. On en trouve sur tous les étals des marchés et même installé en même le sol, sur les trottoirs : « C’est l’aliment de l’heure, puisse qu’il y en a en grande quantité sur le marché », constate Efoudou Natacha une revendeuse installée au marché Ndoumbi de Bertoua. Un tas de 15 à 20 fruits de gombo sur se négocie à 50 FCFA. « C’est normal de profiter de cette abondance pour se gaver de gombo préparé sous toutes les formes », se réjouit Meguem Tatsié Julienne, une habitante de la ville.
Les fruits qu’on retrouve sur le marché viennent des zones rurales qui sont considérées comme des mamelles nourricières de la ville de Bertoua. Malgré cette abondance du gombo sur le marché, les revendeuses arrivent à tirer leur épingle du jeu : « On ne gagne pas grand-chose, mais on s’en sort quand même », rassure Régine Ndjaba.

Pour leur part, les grossistes qui sont les femmes rurales ne cessent de se plaindre car elles ont généralement du mal à rentrer en possession de leur dû : « C’est vraiment difficile de venir vendre ici au marché Doumbi de Bertoua car à notre arrivée les revendeuses (bayam salam) prennent nos marchandises sous prétexte qu’elles vont payer après la vente en fin de journée et c’est justement là où commence notre calvaire. Elles ne payent pas ; elles disparaissent en début d’après -midi pour ne revenir que le lendemain. D’autres vous payent au compte-goutte et ce n’est vraiment pas honorable », se révolte Mboula du village Diang. « Nous sommes parfois obligés de passer un ou deux jours ici pour récupérer moins de 20.000 FCFA, voilà pourquoi je pense qu’il faut les attendre sur place au village. Car la marchandise que nous amenons sur le marché nous permet juste de nous ravitailler en produits de première nécessité », s’indigne Perpétue Beyini venue du village Dengoro après Dimako.

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Charles Mahop
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