Les chefs traditionnels nigériens à l’école camerounaise

Une délégation de chefs traditionnels du Niger a séjourné dans notre pays.

Le conseil national des chefs traditionnels du Cameroun a accueilli le 10 décembre 2019, une délégation des chefs traditionnels du Niger. La visite de travail avec leurs collègues de ce pays de l’Afrique de l’Ouest avait pour but de mettre sur pied le Réseau des chefs et dignitaires Traditionnels d’Afrique de l’Ouest et du Centre.

«Mais en réalité, C’était une occasion pour nous d’apprendre de leur expérience ; ce qu’ils font avec l’Unfpa, comment ils le font pour que nous aussi nous puissions savoir comment faire pour pouvoir bénéficier des retombées positives de cette coopération», a expliqué Sa Majesté Tsala Ndjomo Guy, chef de 1er dégré d’Edinding dans la Lekié, et vice-président du conseil national des chefs traditionnels du Cameroun (Cnctc).

En effet, «nous avons constaté à Dakar au Sénégal que les chefs traditionnels du Niger étaient organisés en association. Grace à cette organisation, ils ont développé des rapports de coopération et de partenariat avec l’Unfpa et ces rapports semblent avoir des retombées très positives au niveau de leurs populations et que l’Unfpa était très content de travailler avec ces chefs traditionnels du Niger», poursuit celui qui est par ailleurs président de l’Association des chefs traditionnels de la région du Centre. Voilà pourquoi, «nous voulons apprendre de leur expérience qui découle des relations qu’ils ont développé avec l’Unfpa pour que nous qui sommes en train de construire un partenariat avec l’Unfpa nous puissions voir comment orienter cette coopération pour que nos communautés puissent en bénéficier pleinement», précise Sa Majesté.

Les deux délégations de hauts dignitaires traditionnels ont ainsi eu un échange d’expérience et du rôle de la chefferie traditionnelle tant au Niger et au Cameroun. Il a par ailleurs et surtout été question de la possibilité d’une mise en réseau de leurs compétences dans la sensibilisation et la mobilisation communautaire en faveur de l’accélération de la transition démographique et du dividende.

Ce d’autant plus que «L’Afrique que nous voulons» ne pourra se faire sans l’engagement et l’expérience des chefs traditionnels, tel que l’a fait savoir Siti Batoul Oussein, Représentante de l’Unfpa au Cameroun. Raison pour laquelle cet organisme du système des nations Unies travaille en partenariat avec les dignitaires traditionnels des gouvernements africains, non seulement au service des populations et des communautés africaines, mais aussi et surtout, pour la mise en œuvre de l’Agenda 2063 adopté en 2015 par les chefs d’Etats réunis au sein de l’Union Africaine.

Un agenda qui «engage les Etats membres à intégrer les droits à la santé s*e*xuelle et reproductive, la planification des naissances et les services de lutte contre le VIH/Sida à travers le renforcement de la mise en œuvre des engagements extérieurs pris pour améliorer l’état de santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant, la garantie de l’intégration nécessaire pour faciliter les synergies entre les programmes relatifs au VIH/Sida, à la tuberculose, à la santé maternelle, néonatale et infantile».

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