Economie

Construction des routes : La révolution qui vient de Nganou Djoumessi

Avec cette nouvelle stratégie, le coût de kilomètre de bitume basculera de plus d’un milliard à 400 millions pour les Nationales, 250 millions pour les Régionales et 150 millions pour les routes communales.

Des sources crédibles renseignent que le ministère des Travaux publics a engagé une réflexion relative à la création d’une unité de production de bitume au Cameroun. Selon des experts qui s’occupent du projet dans ce ministère, une telle unité pourrait être mise en place à la diligence des pouvoirs publics ou à l’initiative des partenaires privés.

Cependant, précise une source, « plusieurs investisseurs ayant manifesté leur intérêt à conduire ce projet, l’option d’un appel à manifestation pourrait être privilégiée ». Elle ajoute que la primature a demandé au ministre des Travaux publics (Mintp), Emmanuel Nganou Djoumessi, de publier un appel à manifestation d’intérêt en vue de mettre en concurrence les investisseurs privés intéressés par la création de l’unité de production du bitume dans le pays.

Ce projet naît à la suite d’un constat établi par le Mintp, au cours d’un conseil de cabinet tenu le 23 mai 2019 à Yaoundé. Emmanuel Nganou Djoumessi avait expliqué que le renchérissement des coûts des infrastructures routières au Cameroun est, en partie, dû à « l’évolution des prix des principaux intrants tels que le ciment, le fer, le bitume et les granulats ». Selon Nganou Djoumessi, l’éventualité pour le Cameroun de ne plus importer du bitume pourrait faire baisser les coûts de construction des routes.

On quitterait alors de plus d’un milliard le kilomètre à seulement 400 millions pour les Nationales, 250 millions pour les Régionales et 150 millions pour les routes communales. « Il y a des éléments qui affectent le coût du kilomètre de bitume. La nouvelle directive encadre les études techniques (dimensionnements, caractéristiques géométriques, la vitesse de référence…). Avec les nouveaux prix, on aura une réduction de prés de 2/3 sur les coûts actuellement pratiqués », indique notre informateur proche du dossier. Et d’ajouter, « au Cameroun, on a toujours construit les routes dont la vitesse de référence est de 110Km /h .Dans la nouvelle formule, on reviendra à 80-90km/h. L’objectif étant aussi de réduire au maximum les accidents de circulation. On quittera également des routes 10 m à celles variant entre 6n et 8métres. Par ailleurs, un accent particulier sera également mis sur le contrôle des charges pour protéger le patrimoine routier. Car, une route communale ne peut pas porter les grumiers ; et si elle doit les porter, il faudra revoir les tonnages lors du bitumage ».

Le comité d’évaluation de ce projet est présidé par le directeur général des études au ministère des travaux publics. Après les études, des réunions interministérielles seront organisées pour la validation du projet. Ce projet intervient dans un contexte où le Mintp est accusé de surfacturation, alors que les bureaux d’études sont pour la plupart des étrangers qui présentent des coûts très élevés au gouvernement.

Désormais le gouvernement imposera ses prix aux entreprises adjudicataires. Une révolution dans le secteur des travaux publics au Cameroun.

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