Société

Cameroun : Ils ont bâti des maisons grâce au commerce de la Kola

La vente de cette noix a permis à de nombreuses familles de s’offrir des habitations dans la ville de Yaoundé.

Subvenir aux besoins de leurs familles est le principal objectif de ces commerçants. Dans les marchés comme dans certains carrefours et certaines rues de la ville de Yaoundé, ces hommes et femmes sont présents. Ils usent de toutes les astuces pour écouler leurs marchandises. Assise sur une chaise en bois, Marguerite Anogo étale ses kolas sur un plateau au Carrefour Etoudi. Elle les dispose en fonction de la grosseur. Sur un tabouret, elle dépose son plateau. « Il faut faire une différence. Il y a des petites, les moyennes et les grosses. Par conséquent, les prix ne sont pas les mêmes. Cela permet aux clients de faire facilement le choix », explique-t-elle. Sur un bout de carton, figurent les différents prix. 25, 50 et 75 Fcfa sont les montants indiqués.

Plus besoin de discuter ou de demander les prix. Ils sont déjà visibles. « Certains clients dérangent. Ils voient bien les prix mais veulent qu’ils soient revus », indique Marguerite. Au marché Mokolo, dame Odile s’est lancée dans la vente des Kolas depuis 10 ans déjà et trouve son compte. Agée de 46 ans, elle ne cache pas sa satisfaction dans cette activité commerciale. « Malgré les difficultés rencontrées, je parviens à prendre soin de ma famille et à faire des bénéfices. Par jour, je gagne en moyenne 10.000 à 12.000 Fcfa. Il y a des jours où nous avons la chance. Il y a des personnes qui viennent acheter des kolas en grande quantité », confie dame Odile. « Il y a des clients qui prennent pour 500, 1000 ou 2000 Fcfa en fonction de leurs besoins. Avec cette activité, je me suis faite construire une maison d’habitation et cela me permet également de scolariser mes trois enfants », poursuit-elle l’air sereine. Sous le soleil ou la pluie, elle persévère. « Si je gagne 4000 à 5000 Fcfa chaque jour. Est-ce que c’est petit ? Je mets deux mille dans la caisse et avec le reste, je résous quelques problèmes. Nous avons toujours tendance à chosifier et à minimiser certaines activités », révèle Martine.

La vente des kolas ne concerne pas seulement les femmes mais également des hommes. Père de trois enfants, Olivier Kamgang vend la noix de Kola dans la ville de Yaoundé. Plateau sur la tête ou posé sur la paume de main gauche, il sillonne les rues, les marchés et les débits de boissons pour écouler sa marchandise. « Tous les matins, je fais mon plateau. Je mets la kola pour 5000 où 6000 Fcfa. Je peux écouler tout le stock quelques fois. Je peux avoir 7000 où 9.000 Fcfa la journée. Grace à cet argent j’ai pu me construire une maison et je suis fier de ce que je suis », indique le quarantenaire. « La Kola coûte très cher. Les prix oscillent entre 25 et 175 Fcfa en fonction de la grosseur. La couleur n’a pas un impact considérable sur le prix. Je gagne 6500 à 7.000 Fcfa par jour avec mon petit plateau », indique le jeune Nathan, vendeur à Bata Nlonglak.

La vente en gros

Au marché de Mfoundi, le hangar 11 est reconnu comme le fief de vente de la kola. Superposés les uns aux autres, les sacs de kola ne cherchent pas preneurs. Nous avons deux couleurs : rouge et blanche. « Le sac de 50 kg coûte actuellement 90.000 Fcfa et contient plus de 500 kolas. Le seau de 5 litres revient au prix de 9.000 Fcfa » indique un vendeur. Les prix sont les mêmes pour les deux types de kola. Le sac de 100 kg quant à lui oscille entre 170.000 et 180.000 Fcfa.

Marie Laure Mbena (Stg)

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