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Assassinat de Martinez Zogo au Cameroun : les révélations choc des téléphones !

Martinez Zogo

Un an après le meurtre sordide du journaliste Martinez Zogo, l’étude des téléphones des protagonistes livre enfin ses secrets. Au cœur des soupçons : le mystérieux maire de Bibey, proche du pouvoir. Enquête exclusive.

Expertise téléphonique : la clé de l’énigme ?

C’est un rebondissement de taille dans l’affaire qui secoue le Cameroun depuis plus d’un an. Comme le révèle en exclusivité 237online.com, l’analyse des données téléphoniques des suspects apporte un éclairage nouveau sur l’assassinat du journaliste Martinez Zogo en janvier 2023. Un travail de fourmi mené par les experts en cybercriminalité, dont le rapport a pu être consulté par nos confrères de Jeune Afrique.

Au cœur des révélations : les liens troubles entre la victime, son « ennemi juré » le businessman Jean-Pierre Amougou Belinga, et un certain Martin Savom, jusqu’ici inconnu du grand public. Ce dernier, maire de la petite ville de Bibey dans la région du Centre, serait en réalité un proche de la présidence, opérant sous le nom de « Martin Essouma ». Un véritable homme de l’ombre au cœur du système.

Martinez Zogo, un homme traqué

L’étude des téléphones de Martinez Zogo dresse le portrait d’un journaliste sur le fil du rasoir. Ses échanges montrent qu’il était dans le collimateur d’Amougou Belinga, qu’il attaquait régulièrement dans son émission radio « Embouteillage« . Malgré les tentatives de médiation, le torchon brûlait entre les deux hommes.

Mais Zogo avait aussi des entrées au sommet de l’État. Il échangeait régulièrement avec des contacts comme « Épouse SGPR » (secrétaire général de la présidence de la République) ou « Oswald Baboke Whatsapp », haut dignitaire du régime. Des relations ambiguës qui n’ont pas suffi à le protéger. Le soir du 17 janvier 2023, quelques minutes avant son enlèvement, il passait un dernier appel à « Savom maire« …

Le maire de Bibey, clé de voûte de l’affaire ?

C’est là que le rapport d’expertise fait une découverte capitale. Le numéro de Martin Savom, alias « Martin Essouma« , apparaît aussi dans le téléphone de Justin Danwe, cerveau présumé du commando responsable de l’assassinat. Les deux hommes auraient multiplié les échanges et les rencontres dans les semaines précédant les faits.

Pour les enquêteurs, ce lien fait du maire de Bibey un rouage essentiel de la machination. D’autant que les téléphones de Danwe ont subi des effacements suspects, laissant supposer une volonté de brouiller les pistes. Sur ces bases, la justice a officiellement inculpé Martin Savom de « complicité d’assassinat« . Il sera fixé sur son sort le 6 mai prochain, lors de l’ouverture du procès très attendu.

Cette affaire aux multiples ramifications continue de semer le trouble au plus haut sommet de l’État camerounais. D’autres hauts responsables, comme l’ex-patron du renseignement Léopold Maxime Eko Eko, restent dans le viseur malgré leurs dénégations. Jusqu’où mènera le fil des complicités ? Réponse dans les prochaines semaines, avec le début des audiences qui s’annoncent explosives…

Par Rodrigue Kambou pour 237online.com

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