Société

Cameroun : Il assassine son voisin de 13 coups de machette et est rattrapé à Bafoussam

Interpellé ce mercredi à Bafoussam (chef-lieu de la région de l’Ouest), le dénommé Martial Tchami est accusé d’avoir assassiné son voisin à Soa (commune de la région du Centre).

Lorsque Martial Tchami, présumé assassin, a été ramené à Soa ce jour, la population n’avait qu’une seule envie en le voyant : appliquer la justice populaire. Ce dernier ne nie tout de même pas avoir ôté la vie à la victime qui s’appelait Fabrice Mbom, 21 ans, le vendredi 5 juillet 2020 : « Le soir là je dormais. Après ça, j’ai sursauté au lit. Je me suis levé et je suis allé toqué chez Amson. Je lui ai dit que je veux couper le voisin. Il m’a demandé de ne pas le faire. Mais je l’ai fait lorsqu’il est allé à la douche », raconte-t-il.

13 coups de machette sur la cible. Objectif atteint. La victime est assommée. Il est environ 1h cette nuit-là lorsque Fabrice succombera à ses blessures après avoir été conduit à l’hôpital à 2. le bourreau est pris de panique. « Je suis d’abord allé au chantier. Et après, je suis allé chez mon grand à qui j’ai expliqué la situation. Et le matin, mon ami m’a dit que la personne est morte, et il faut que je fuis », renchérit le présumé assassin.

Même si ce dernier a trouvé une échappatoire, les éléments de la brigade de gendarmerie de Soa ont été plus malins. « Il est allé se cacher à Bafoussam chez son frère jumeau. Hier en fin d’après-midi, j’ai dépêché une équipe de deux collaborateurs, après avoir avisé la brigade de recherche de la ville de Bafoussam qui se sont également déployés à leur niveau », raconte le commandant de brigade de gendarmerie de Soa.

Le sous-préfet de Soa félicite les éléments de brigade de gendarmerie de Soa pour cette opération réussie : « J’adresse mes très vives et chaleureuses félicitations à l’ensemble des forces relevant de l’arrondissement de Soa, et particulièrement de la brigade. Je me dois de saluer la diligence avec laquelle cette opération a été menée ».

Au fond de ce crime crapuleux, un problème mineur de voisinage entre la victime et le bourreau. « On se chamaillait souvent. Un jour, je suis rentré, et on m’a dit que je l’ai agressé. Un autre jour, les policiers sont arrivés chez lui. En sortant pour aller aux toilettes, les policiers m’ont vu et ils ont dit voilà le deuxième. Et on m’a interpellé », renchérit Martial Tchami.

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