Yvon Sana Bangui nouveau patron de la BEAC

Yvon Sana Bangui

La succession d’Abbas Mahamat Tolli à la tête de la Banque des Etats d’Afrique centrale (BEAC) est désormais actée. Réunie en sommet extraordinaire ce vendredi, la CEMAC a porté son choix sur le Centrafricain Yvon Sana Bangui pour reprendre les rênes de l’institution commune. Portrait.

Un nouveau chapitre va s’ouvrir à la BEAC. Au terme d’un sommet extraordinaire de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC) organisé en début de semaine, un nouveau gouverneur a officiellement été désigné à la tête de la Banque centrale commune.

Il s’agit du Centrafricain Yvon Sana Bangui, âgé de 49 ans, dont la nomination vient clore plusieurs semaines de suspense depuis le départ mouvementé de l’ex-gouverneur Abbas Mahamat Tolli début février.

Un pur produit de la BEAC

Si Yvon Sana Bangui n’est pas particulièrement connu du grand public, il est loin d’être un inconnu dans la place bancaire d’Afrique centrale. Ingénieur de formation avant de bifurquer vers l’économie, ce natif de Bangui a accompli la quasi totalité de son parcours professionnel au sein de la BEAC.

Entré dans l’institution en 2005, il y gravit progressivement les échelons, occupant tour à tour les postes de directeur national pour la Centrafrique, puis conseiller du gouverneur, avant de devenir directeur des études en 2021.

Objectif : redynamiser la BEAC et la CEMAC

C’est donc ce fin connaisseur de la maison, rompu aux arcanes parfois complexes de la politique monétaire régionale, qui prend les rênes de l’institution commune. Un atout pour relever les nombreux défis qui se présentent à lui.

Car la feuille de route du nouvel homme fort de la BEAC s’annonce chargée entre tensions économiques des pays membres et délicate mise en œuvre de la réforme monétaire décidée en 2019. De quoi tester rapidement son expertise et ses talents de « technocrate« , qui ont prévalu lors de sa nomination surprise.

Son baptême du feu à la tête de cette institution stratégique sera également scruté comme un test grandeur nature de la capacité de la CEMAC à régler en interne la délicate succession à la tête de la BEAC. En attendant la réponse du terrain…

Auteur: Pierre-François Assélé, 237online.com

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