Yannick Fokam: « la Brigade Anti-sardinards (BAS) Suisse réagira en temps opportun à toute répression policière »

Yannick Fokam BAS Suisse

Porte-parole de la Brigade Anti-sardinards (BAS) Suisse, il évoque l’implication du mouvement dans l’organisation de la marche du 22 septembre, du côté helvétique.

Où est passée la légendaire neutralité suisse ? « Avant même que le régime de Paul Biya ne commence à s’agiter fébrilement à visage découvert suite à l’annonce des manifestations du 22 septembre 2020, nos contacts très introduits dans les instances sécuritaires et administratives à tous les échelons nous ont alertés… De toutes les façons, cela était prévisible, tant ce régime a l’habitude de réagir par l’intimidation et ignore ce que c’est que le dialogue ». Pour Yannick Fokam, Porte-parole de la Brigade anti-sardinards (Bas) de Suisse, tout est fait pour que la marche du 22 septembre au
Cameroun se déroule de manière pacifique. Les consignes auraient été données dans ce sens pour éviter toute provocation pour entraîner les répressions policières. Pour autant, il n’exclut pas que ces répressions se produisent en réponse à des manifestations pacifiques.

« Théâtres d’action en Europe »

Dans ce cas, la Brigade anti-sardinards pourrait réagir de manière proportionnelle, en s’appuyant notamment sur les textes juridiques nationaux et internationaux. « Les chancelleries dans nos pays de résidence respectifs ont déjà été informées à propos des réactions qui pourraient être les nôtres si le Gouvernement camerounais et sa machine répressive s’hasardaient à s’en prendre aux manifestants pacifiques. Nous répondrons en temps réel dans le cas échéant », explique Yannick Fokam, avant de préciser : « C’est l’occasion de rappeler ici que les personnalités camerounaises ordonnant ou exécutant de telles mesures de répression seront identifiées et des mesures de représailles entreprises contre elles dans le cadre des législations nationales compétentes ou des mécanismes internationaux. Dans tous les cas, nous disposons d’un large éventail de moyens de rétorsion contre toutes les personnes impliquées qui ont des intérêts dans nos pays de résidence. Pour celles qui n’en ont pas, ici, nous nous chargerons de leur faire payer le prix de leur forfaiture sur place au Cameroun ».

Pour le Porte-parole de la BAS Suisse, toutes les organisations activistes sont sur le pont. Et si différents communiqués ou supports de communication ont été mis à contribution pour véhiculer le message, l’objectif reste le même aider le président Paul Biya à quitter le pouvoir dans la dignité. Dans cette optique, chaque antenne du mouvement adapte sa communication au contexte local du pays d’accueil. « C’est ce qui a été fait. Mais chaque branche nationale de la BAS a son propre contexte juridique et diplomatique national, ce qui induit des stratégies d’action et de communication adaptées.

Nous avons en gros trois grands pôles où le combat doit se mener en Europe. En ce qui nous concerne, nous tenons en compte cette spécificité singulière de la Suisse ainsi que sa place comme pivot de la diplomatie internationale. Nous tenons également compte de l’histoire de la BAS en Suisse qui est riche d’enseignements sur notre capacité à agir et à réagir ». Le décor est donc planté. Reste à attendre le 22 septembre pour savoir s’il y aura match et, au-delà, en cas de prolongation.

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