237online.com

L'ouverture sur le Cameroun

Universités d’Etat : 1000 enseignants bloqués entre l’équilibre régional et la méritocratie

primature yaounde

Plus d’une semaine après la rentrée académique 2019, la liste des nouvelles recrues voulues par le président de la République n’est toujours pas encore rendue publique.

Après la 4ème étape du Comité technique, celle de la vérification au niveau du Minesup, les yeux restent rivés sur le Premier ministre.

Le mardi, 1er octobre 2019, toutes les facultés des universités d’Etat ont ouvert leurs amphithéâtres à la communauté universitaire pour le compte de l’année académique 2019-2020. Notre curiosité a permis de constater que le premier contingent des 2000 enseignants détenteurs de doctorat PHD, (donc 1000), nouvellement recrutés selon l’ordre du président de la république, Paul Biya, à savoir une « réponse concrète aux besoins des universités, avec notamment la création ces dernières années de plusieurs établissements », selon le communiqué de presse rendu public par le SG de la présidence de la république, Ferdinand Ngo Ngo, le 13 novembre 2018, ne sont pas de la partie. Plus d’une semaine après la rentrée, la liste des 1000 enseignants sortis du filtre des 1940 dossiers de candidatures reçus le 25 juillet, n’est pas toujours connue, alors que selon le chronogramme, elle aurait été rendue publique depuis le 31 juillet. « Qu’est-ce qui bloque ? », s’interroge l’homme de la rue.

Lundi, 23 septembre dernier, une source d’une université d’Etat nous a répondu que le travail de vérification par les conseils des départements universitaires et d’audition des candidats était déjà achevé à leur niveau et que les dossiers étaient acheminés au ministère de l’Enseignement supérieur. On se rappelle qu’à l’Université de Yaoundé II – Soa, le 3 juillet, la Commission de recrutement des assistants statuait sur les 246 dossiers.

Rappelons que la répartition des enseignants retenus dans les universités se présente ainsi que suit : Bamenda : 132, Buea : 130, Douala : 127, Dschang : 109, Maroua : 102, Ngaoundéré : 130, Yaoundé I : 130 et Yaoundé II : 100. Le quota de régulation académique étant de 40. « J’espère que mon dossier sera accepté. J’ai postulé pour le département de philosophie à l’Université de Yaoundé I. Je suis confiant au vu de mon parcours », avait alors exulté un postulant dans un média de la place.

Après ce travail au niveau des universités, les dossiers sont envoyés au ministère de l’Enseignement supérieur, où la Comité technique statue à son tour. Rendu au ministère de l’Enseignement supérieur, mardi, 24 septembre dernier, nous avons eu l’information selon laquelle tout est aussi terminé et les dossiers acheminés aux services du Premier ministre (PM), où siège la commission centrale de supervision du recrutement présidée par le secrétaire général.

Rendu ensuite aux services du PM, mardi, 24 septembre, le bail des audiences sur le Grand dialogue national inclusif (qui se tient du 30 septembre au 4 novembre prochain sous la présidence du PM) ne nous a pas permis d’accéder là où nous devons être suffisamment informé sur la suite du recrutement spécial des 1000 enseignants des universités d’Etat. Mais une source informelle nous a confié que les réseaux se battent actuellement dans les services du Premier ministre et de la Présidence de la République pour « sauver » certains candidats recalés lors de la sélection. « On accuse également à tord ou à raison le ministère de l’enseignement supérieur de tripatouillage des listes à leur niveau », indique notre interlocuteur.

Contactée par nos soins, la cellule de communication du Minesup defend formellement cette information. Toutefois, elle précise que les raisons de la non-publication des résultats seraient techniques. « Les 1000 enseignants recrutés seront enrôlés dans le budget 2020 du ministère de l’enseignement supérieur. Pour tout calcul bien fait, leur masse salariale serait de plus de 50 milliards par mois. Or, notre pays traverse un contexte économique un peu difficile avec les crises sociopolitiques dans certaines régions », indique notre interlocuteur, très proche du ministre de l’enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo.

Ne manquez aucune actualite !

Google Suivez-nous sur Google Actualites

Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *