Politique

Tribunal du Rdpc: Paul Biya punit les indisciplinés

Tel est le verdict signé ce 9 septembre par le président du parti présidentiel.

Au chapitre des sanctions proposées par la Commission de discipline Adhoc du Comité central de cette famille politique, figurent neuf chefs d’accusation. Paul Biya a entériné et rendu publique les sanctions prononcées par la Commission dirigée par Peter Mafany Musonge. Hubert Frank Ateba, exclu définitivement des rangs du parti écope de la plus lourde sanction. A côté de ceci, on note les exclusions temporaires qui chevauchent entre 6 mois (1militant), 12 mois (13 militants), 18 mois (5 militants), 24 mois (4 militants), 36 mois (24 militants).

Au nombre de ces derniers exclus du parti pour une durée de trois ans, est bien compté Saint Eloi Bidoung, bien connu pour sa liberté de penser et de ton. Le blâme (28 militants, dont Atangana Manda Charles Isidore), la déchéance des fonctions (1 militant) et la lettre d’observation assortie d’un rappel à l’ordre (1militant), sont les autres sanctions infligées à 30 camarades du parti sur les 89 en jugement au total.

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Au sortir de là, Jean Nkuete, le Secrétaire général du Comité central du Rdpc a indiqué que ces sanctions constituent « une interpellation envers toutes les militantes et tous les militants car le président national réaffirme la place prépondérante de la discipline dans le fonctionnement du parti ». Le Centre et le Littoral sont au peloton de tête des sanctions. Parmi eux, les conseillers municipaux et les chefs traditionnels peuvent d’ores et déjà enterrer leur ambition pour les élections régionales du 6 décembre prochain. Toute chose qui vient conforter votre journal qui annonçait dans son édition du mardi 08 août 2020, cette impitoyable guerre de clans au sein du parti au pouvoir au point de remettre en cause
l’unité de la famille Rdpciste.

La démocratie en péril

Récemment, une note interne au Rdpc signée de Jean Nkuete, précisait aux militants les conditions pour être candidat à ce scrutin qui sera organisé au Cameroun, pour la toute première fois. Le Sg requiert de chaque militant désirant d’être investit par le parti, l’engagement et l’expérience politiques, le militantisme et les services rendus au parti, la crédibilité et la compétence, etc. A côté de ces conditions jugées « relatives », il se murmurait que l’entourage du Sg du parti en profitait pour régler des comptes et barrer la route à certains militants.

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Dans un climat suffoquant d’hypocrisie,la situation rappelle les frustrations etécorchures créées par les investitures des candidats aux municipales et
législatives du 7 février dernier. En effet, selon nos informations, alors que les conseillers municipaux et les chefs traditionnels désignent progressivement les représentants deleurs circonscriptions, le comité central envisage ignorer ces listes, et choisir comme lors des dernières élections des super maires des villes, les candidats du Rdpc. Dans la foulée, des sources crédibles précisent que des hommes liges installés autour de Nkuete « fabriquent » déjà des conseillers régionaux dans leurs bureaux au grand mépris de la démocratie prônée par le président national du parti.

Léopold DASSI NDJIDJOU et C.T.

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