Face aux abus dénoncés par les transporteurs, le DGSN a réuni les responsables des syndicats de transport terrestre et annonce la mise en place d??un numéro vert. D??entrée de jeu, Emmanuel Edou explique qu??il n??a pas d??a priori sur les résolutions de la rencontre. « J??ai reçu une ampliation du préavis de grève générale que vous avez adressé au Premier ministre, concernant les problèmes que rencontre le transport national urbain et interurbain. Je vous ai donc invité pour qu??on parle de ce que vous reprochez au contrôle routier qui ne concerne pas seulement la police », souligne le délégué général à la Sûreté nationale (DGSN). D??où la présence à cette réunion de certaines administrations à l??instar de la gendarmerie, les mairies, les finances, les forêts et de Communautés urbaines. En bonne
place évidemment, une cinquantaine de syndicalistes, représentants des organisateurs de transport terrestre du Cameroun. En fait, le 20 novembre dernier, les syndicats des transports terrestres ont adressé une correspondance au chef du gouvernement. Objet : un mot d??ordre de grève à observer sur l??ensemble du territoire national à partir du 14 décembre prochain, au cas où leurs doléances ne sont pas prises en compte. Il s??agit entre autres des questions d??assurances, de carburant et de relation avec la tutelle du transport. En bonne place de ces doléances, les transporteurs demandent l??application du nouveau code de procédure pénale dans ses dispositions relatives au contrôle routier. Notamment la qualité d??agent verbalisateur, les taux des amendes et l??utilisation des carnets à souches côtés et paraphés par le procureur de céans pour la perception des amendes simple police. De fait, les transporteurs se plaignent de la recrudescence des tracasseries policières. D??où l??implication du DGSN et la tenue de la rencontre d??hier, dans la salle de réunion de la Délégation générale de la police à Yaoundé. La rencontre s??est finalement tenue à huis clos. Au sortir, les syndicalistes étaient visiblement satisfaits. Emmanuel Edou semblait conscient des problèmes posés, qu??il dit être le fait d??individus et non du corps tout entier. « Il a parlé de mettre en place un numéro vert qui nous permette de dénoncer instantanément les abus sur la route et de refuser de payer une amende qui n??est pas reconnue dans les textes », relate l??un des transporteurs. Dans la même logique, le DGNS demande aux conducteurs de bien se comporter sur la route et d??avoir leurs dossiers toujours au complet.
Félicité BAHANE N, CT
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