Mécanisation de l'agriculture : On élabore la stratégie

La FAO a réuni hier autour d??une même table les institutions, les agro-industries et les petits producteurs pour discuter du sujet. Cet après-midi, les participants à l??atelier portant sur la mécanisation de l??agriculture au Cameroun devront rendre leur copie. Il est attendu au moins une ébauche de la définition de la stratégie de l??intensification de la mécanisation dans les exploitations agricoles des petits producteurs et des agro-industries. Car, soutiennent certains agriculteurs de la trempe de Léonard Claude P, le Cameroun n??en a pas un à proprement parlé jusqu??ici, en dehors de quelques expériences acquises ici et là. La stratégie attendue devrait définir les étapes à suivre et déterminer les objectifs à

atteindre. D??aucuns espèrent une mécanisation qui tienne compte de la diversité du pays. Diversité agro-écologique d??abord, car les réalités des zones forestières pourraient appeler à un type de machinisme inadapté à la zone de savane, par exemple. Diversité au sein des producteurs aussi. Car, comme on le sait, il y en a de petits, aux revenus limités qui aspirent à la facilitation du travail de la terre, à l??extension des surfaces cultivées et à l??augmentation de la production au même titre que des agro-industries qui ont des moyens plus ou moins costauds. Il donc judicieux de tenir compte de ces réalités de manière à ce que personne ne se sente lésée, le moment venu. Dans ce processus de mécanisation, les producteurs, même ceux appartenant à la petite échelle, défendent l??idée qu??il n??est pas question de se positionner forcément comme un assisté devant tout attendre des pouvoirs publics. Jean-Marie Sop, délégué d??une unité agro-pastorale, propose, par ailleurs, une mécanisation en groupe afin de faciliter la gestion de l??outil de travail. Pour lui, c??est aussi une solution pour la faiblesse des moyens des petits agriculteurs. Le défi reste l??organisation qui n??est heureusement pas désespérée. Pour Jean-Marie Sop, l??idéal serait que les pouvoirs publics facilitent l??acquisition des machines aux agriculteurs afin que des groupes organisés soient propriétaires et responsables de leurs outils plutôt que d??attendre la manne de l??Etat. Certains participants perçoivent la rencontre d??hier comme un déclencheur pour la modernisation de l??agriculture camerounaise dont les techniques culturales sont demeurées longtemps archaïques.
CT

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