Torturé par les séparatistes à Bamenda, un jeune abandonné à son sort à Yaoundé - 237online.com
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Torturé par les séparatistes à Bamenda, un jeune abandonné à son sort à Yaoundé

Après avoir reçu quatre balles parce qu’il refusait de rejoindre le camp des combattants sécessionnistes, cet élève a réussi à rejoindre Yaoundé. Mais depuis, il attend désespérément l’assistance du gouvernement.

Le sujet est mis en lumière par le quotidien La Nouvelle Expression (LNE) en kiosque le 7 juin 2019. Ce journal rapporte que le jeune Jude Efang Kuma souffre le martyr depuis plusieurs semaines à Yaoundé. Cet élève en classe de lower six au lycée bilingue de Mbatu près de Bamenda (Nord-Ouest), a dû fuir sa ville d’origine après avoir été sérieusement torturé par les combattants séparatistes.

«Il y a à peu près cinq mois, les Amba Boys nous avaient demandés de les rejoindre dans le combat. Nous étions nombreux à avoir refusé. Ils ont menacé de nous tuer; ils ont d’abord coupé nos doigts», raconte Efang Kuma, que le reporter de LNE a rencontré.

Ce dernier est effectivement amputé de trois doigts de sa main gauche. «Comme nous avions toujours refusé de les rejoindre, ils ont décidé de nous tuer. Ils nous ont tirés dessus avec des fusils traditionnels. Certains sont morts; moi j’ai reçu quatre balles dans la poitrine, mais grâce à Dieu, le cœur n’a pas été touché», poursuit le jeune homme.

Laissé dans un état critique, Jude Efang Kuma sera pris en charge dans un hôpital de Bamenda. Trois balles seront y seront retirées. «Les médecins m’ont dit qu’il ne pouvaient pas retirer la dernière balle parce que c’était trop délicat. Ma mère et moi sommes partis en laissant une facture de 200 000 FCFA. Nous nous sommes déportés sur Yaoundé parce qu’on n’était pas en sécurité à Bamenda», dit-il. C’est dans la capitale camerounaise que la quatrième balle a été retirée, selon les dires du concerné, gratuitement dans une clinique privée.

Depuis, ce dernier sollicite désespérément l’assistance du gouvernement. «J’ai écrit au ministre de l’Administration Territoriale (qui coordonne l’aide humanitaire) il y a plus d’un mois pour solliciter de l’aide pour mes soins. Mais, je n’ai jamais reçu de retour… Après cet échec, j’ai saisi le ministre de la Santé Publique le 30 mai pour la même sollicitation», explique l’infortuné.

A ce jour, ses demandes n’ont pas eu un écho favorable auprès du gouvernement. Il espère maintenant faire entendre son cri de détresse à travers la presse.

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