Sosucam : 170 millions FCfa de salaires par mois

Le premier employeur privé au Cameroun utilise plus de 4000 collaborateurs permanents et saisonniers.A Promote, l??entreprise sucrière occupe l??un des stands les plus importants. A l??image de sa taille, trahie par quelques statiques: 22 400 hectares de surfaces cultivées à Mbandjock et Nkoteng, cinq variétés de cannes cultivées, une production annuelle d??un peu plus de 120 mille tonnes, plus de 4000 collaborateurs permanents et saisonniers (faisant de cette entreprise le deuxième employeur au Cameroun juste après l??Etat, un produit unique: Princesse Tatie. Samedi 03 décembre dernier, les responsables de l??entreprise qui organisaient une visite du

sta à l??endroit des journalistes, sorte de «portes ouvertes», étaient plus que fiers de ces chiffres, qu??ils énonçaient en ch?ur.La démarche était toute simple: Présenter les trois grands centres de métiers de l??entreprise (la culture, l??usine et la certification), mais davantage les différents «process» qui transforment une graine de canne à sucre, en un carreau ou une graine de sucre prêt à la consommation. Le résultat en est un une véritable immersion fictive et fort instructive dans l??univers de la canne à sucre au Cameroun.Première grosse surprise pour les journalistes: L??expérimentation et la validation des propriétés physico-chimiques des graines de cannes à sucre à utiliser dans les champs prend 10 à 15 ans. Les dernières vérifications et expérimentations en pépiniaire prend trois ans, soit un total de 13 à 18 ans. Un nourrisson a le temps de devenir un adolescent??Actuellement, l??entreprise sucrière utilise cinq variétés de graines, dont les plus importants sont les variétés C0997 et B46364, lesquelles occupent plus de 70% du parcellaire cultivé. Mais un projet, baptisé «Fuzz,», lancé en 2005, devrait permettre à l??entreprise de se doter d??une nouvelle variété de graines «plus résistantes à la maladie et d??une teneur en sucre plus importante» explique Jean François Ongoh, le chef de service Lutte contre l??érosion à la direction des plantations de Sosucam. Non moins importantes et intéressantes sont aussi les phases de la plantation, de l??entretien des cultures, de la coupe des cannes, de l??usinage avec ses différentes phases??Au bout du compte, plus de deux cent métiers qui produisent plus de 120 mille tonnes de sucre par an, vendu à des industriels (Les brasseries camerounaises, Nestlé, Chococam??) mais aussi à des grossistes, ce que le directeur commercial de Sosucam, Jean-François Ntsama appelle «les marchés des ménages». La consommation nationale étant évaluée à 160 mille tonnes par an, la production actuelle est loin d??être satisfaisante. Sosucam a décidé d??accroitre sa production. Grâce au projet Fuzz, mais aussi grâce à l??acquisition de nouvelles parcelles cultivables.
 

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