Economie

SODECOTON : la recette de l’huile Diamaor a chuté de 1,7 milliards en 2019

Selon les informations fournies par le journal investir au Cameroun, La Société de développement du coton (SODECOTON), fleuron de l’agro-industrie dans les trois régions septentrionales du Cameroun, a enregistré une baisse du chiffre d’affaires de 1,7 milliard de FCFA sur ses ventes d’huile Diamaor, au cours de l’année 2019, renseignent les documents officiels de l’entreprise.

Cette baisse est, apprend-on, imputable à des « dysfonctionnements rencontrés dans la chaîne de fabrication de bouteilles ». En raison de ces couacs, la production de l’huile « Diamaor » conditionnée a chuté de 147 515 cartons de 15 litres. La production d’huile Diamaor a généré un chiffre d’affaires de seulement 12,89 milliards de FCFA en 2019, contre 14,5 milliards de FCFA au cours de l’année 2018, souligne cette unité agro-industrielle, qui encadre plus de 250 000 producteurs de coton dans le septentrion camerounais.

Pour mémoire, la SODECOTON est une entreprise camerounaise d’État créée en 1974 pour gérer la filière coton. Sa mission est d’organiser la production et la commercialisation du coton sur l’étendue du territoire. Elle détient plusieurs sites de production à travers le Cameroun. Sa privatisation totale avait été exigée par le Fonds monétaire international (FMI) depuis 1997 mais rejetée par les paysans, ce qui abouti à une privatisation partielle.

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Devenue entreprise para-privée, détenant un quasi-monopole du marché du coton au Cameroun, la SODECOTON ne possède plus de plantations de coton, mais travaille en partenariat avec les producteurs camerounais. En 2003 la SODECOTON était la 3e entreprise du Cameroun après la SONARA et les Brasseries du Cameroun. Elle était aussi classée 8e parmi les entreprises africaines les plus performantes.

Du côté de ses débouchés, elle a souffert de l’impact des OGM sur ses exportations et peu diversifié ses clients, qui restaient essentiellement des producteurs locaux. Elle a subi ainsi la chute de la production textile camerounaise. Entre 2005 et 2008, la consommation locale de coton brut est passée de 189 000 t/an à 40 000 t/an, soit une chute de près de 78 %2.

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