Risque de conflit au Niger : Les mises en garde du président libérien Georges Weah

Georges Weah

L’un des acteurs politiques les plus influents du continent africain, le président libérien Georges Weah, a récemment pris position sur une question qui fait l’objet de débats houleux dans la région. Dans une déclaration fracassante, il a critiqué la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour ce qu’il perçoit comme une approche à deux vitesses à l’égard des coups d’État.

Les coups d’état institutionnels – un fléau sous-estimé

« Tant que la CEDEAO tolérera les coups d’État institutionnels qui permettent les présidences à vie, il y aura des coups d’État militaires« , a déclaré le président Weah. Il suggère ainsi une corrélation directe entre l’attitude laxiste de la CEDEAO face aux détournements des institutions politiques et l’émergence de rébellions militaires. De toute évidence, pour Weah, ces deux phénomènes sont indissociables.

Selon lui, c’est la tolérance de la CEDEAO à l’égard des manœuvres politiques discutables, comme l’extension des mandats présidentiels, qui facilite indirectement les coups d’État militaires. Cette idée semble à la fois provocante et pleine de sens.

Un appel à la responsabilité

L’analyse de Weah est pertinente et mérite une attention particulière. Il appelle à un changement fondamental dans la manière dont la CEDEAO traite les problèmes politiques dans la région. « Et on ne peut pas condamner des coups d’État militaires lorsqu’on ne condamne pas ceux qui font des coups d’État institutionnels« , a-t-il ajouté.

La CEDEAO, comme toute autre institution régionale, a une responsabilité significative dans la stabilisation et le développement de la région. La vision du président Weah est claire : si la CEDEAO veut vraiment empêcher les coups d’État militaires, elle doit commencer par s’attaquer à leur cause fondamentale – l’usurpation institutionnelle.

Vers un nouveau modèle pour la CEDEAO

Le président Weah exhorte la CEDEAO à se repositionner. « La CEDEAO devrait travailler pour l’intérêt de nos peuples« , a-t-il souligné. C’est un appel à un changement radical dans la manière dont l’organisation régionale opère. Il suggère un nouveau modèle dans lequel les intérêts des populations de la CEDEAO sont prioritaires, un modèle qui rejette les abus de pouvoir et se concentre sur le développement durable.

En conclusion, le message du président Weah à la CEDEAO est un avertissement et une opportunité. Un avertissement que l’inaction face aux abus politiques peut avoir des conséquences imprévues et dangereuses, mais aussi une opportunité d’embrasser un nouveau modèle de gouvernance, fondé sur l’intérêt des peuples. C’est une perspective qui, si elle est prise au sérieux, pourrait vraiment faire une différence dans la région. Reste à savoir si la CEDEAO est prête à accepter ce défi.

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Pierre Essomba, 237online.com

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