Economie

Nord-Ouest : le salaire d’une centaine de fonctionnaires suspendu pour abandon de fonction

Une décision qui loin de faire l’unanimité dans l’opinion, met les agents de l’Etat dans ces zones en crise du pays dans une situation très embarrassante.

Le Gouverneur de la Région du Nord-Ouest Adolphe Lele Lafrique Tchoffo a lors de la première réunion régionale de coordination et de sécurité, tenue jeudi dernier à Bamenda relevé que le gouvernement a suspendu le salaire d’au moins cent fonctionnaires de sa zone de compétence. Les concernés avaient été sanctionnés après une réunion de conseil de discipline de ladite Région pour abandon de fonction.

Au-delà des faits, il faut dire que cette décision est très mal appréciée des camerounais. Ceux-ci demandent au gouvernement de revoir sa décision. À la question de savoir ce qu’ils pensent de cette mesure prise par le gouvernement, voici la réaction de quelques camerounais. Jean Kenfack commerçant dans la ville de Bamenda signifie sa désolation : « personnellement je suis outré parce que ces camerounais sont des fonctionnaires comme tout le reste, et ils aimeraient aussi être épanouis dans leur pays. Vraiment c’est assez regrettable qu’ils soient en arrivé là. Je trouve cela injuste. » L’instance de suivi, c’est ce sur quoi les fonctionnaires se sont accrochées pour prendre la décision de tout abandonner, dit Romuald, avant d’ajouter : « Quand quelqu’un fuit c’est parce qu’il a peur de se faire tuer. C’est bien normal de fuir, c’est-à-dire se mettre à l’abris des sécessionnistes… Certains ont envie de travailler, mais ils ont peur d’être tués. L’Etat doit revenir sur leur décision. »

Face à cette situation, les camerounais majoritairement pensent tout simplement que les fonctionnaires qui travaillent dans la poudrière du NOSO, sont entre le marteau et l’enclume. Par ailleurs ils estiment que l’Etat du Cameroun, au lieu de s’acharner sur des pauvres travailleurs ferait mieux de relancer le grand dialogue, ou alors d’amorcer un nouveau dialogue pour trouver une solution définitive à la crise.

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S’il est vrai que la crise du NOSO n’est pas le souhait de l’Etat, qui jusqu’ici n’a ménagé aucun effort tant sur le plan financier que politique pour la juguler (on en veut pour preuve aux Régions anglophone du pays d’un statut spécial et le déblocage de 100 milliards de nos francs pour la reconstruction), il n’en demeure pas moins qu’il peut encore mieux faire.

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