Mort de Victor Fotso : Le procureur de la République de Paris saisit

L'homme d'affaire Fotso Victor

L’avocate Christelle Nadia Fotso, fille du patriarche, a adressé un courrier à Rémy Heitz pour demander une enquête sur les circonstances de la mort de l’homme d’affaires, le 19 mars 2020, à l’hôpital Américain de Neuilly-Sur-Seine.

Celle qui a déclaré lors d’une conférence à Barcelone, en 2016, « je pense comme une Américaine, j’aime comme une latine et je me bats comme une Camerounaise », a endossé sa robe de juriste pour mener l’enquête, essayer de comprendre; mieux, elle veut savoir ce qu’il s’est vraiment passé ce tristement célèbre 19 mars 2020 à l’hôpital Américain de Neuilly-Sur-Seine dans le département des Hauts-de-Seine (92), en France, pour faire triompher le droit. Savoir comment et en compagnie de qui il a passé les ultimes minutes de sa vie puis les premières heures après avoir rendu l’âme dans l’établissement hospitalier. L’avocate s’interroge d’autant plus que, à la lumière de la réponse à la sommation interpellative en date du 02 juin 2020, dont Le Messager a pu obtenir copie, sur la « prise en charge du corps de Monsieur Victor Fotso décédé le 19 mars 2020 à l’hôpital Américain de Neuilly-Sur-Seine », la Direction Juridique et Compliance dudit hôpital, représentée par Valérie Richard, explique : « à titre liminaire, nous vous rappelons que les normes juridiques actuellement en vigueur, ne permettent pas à l’hôpital Américain, qui ne dispose pas de chambre mortuaire, de conserver le corps d’un patient décédé ».

Le document précise: « puisqu’il n’a pas été possible au Directeur de l’hôpital de joindre ou de retrouver dans un délai de dix heures à compter du décès d’un patient Monsieur Victor Fotso l’une des personnes ayant qualité pour pourvoir aux funérailles, conformément aux dispositions de l’article R. 2223-76 du CGT, le corps de Monsieur Victor Fotso, a été transféré au funérarium de Menilmontant, le 20 mars 2020 ». Autrement dit, la dépouille du patriarche aurait été laissée à l’abandon près d’une demi-journée sans que personne ne la réclame ou ne daigne se signaler pour la prise en charge immédiate. Pourquoi? Des esprits véreux, mal intentionnés et, in fine, peu scrupuleux, auraient-ils orchestré la méprise du corps de sorte que l’administration de l’hôpital Américain de Neuilly-Sur-Seine n’avait plus d’autre choix que de s’en débarrasser en le transférant ailleurs? C’est aussi cela que cherche à savoir la femme du droit, qui se trouve aussi être la fille du défunt, en saisissant il y a quelques jours, le procureur de la République de Paris.

Jean-Célestin EDJANGUE à Paris

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