Lifestyle

Mode: « Ndop » et « Toghu » sortent de la chefferie

Ces étoffes étaient uniquement réservées pour les cérémonies traditionnelles dans les chefferies de l’Ouest Cameroun notamment les rituels, les décorations du palais royal, sociétés secrètes, les notables, les mariages.

Désormais, ils s’utilisent pour les tenues de ville et de soirées. En tenue de ville, de soirée, de plage, pull-over, sac à main, en tunique, les accessoires modernes, le tissu Ndop s’arbore dans n’importe quel évènement. Encore appelé « Dze Ndouap » ou « Nji Ndop » c’est un tissu traditionnel de la région de l’Ouest Cameroun. C’est une étoffe traditionnelle et rituelle de la région de l’Ouest. Elle est manufacturée d’une couleur bleue indigo et blanc. A l’origine, « le Ndop » est un assemblage de bandes de coton cousues bord à bord. Les motifs géométriques sur le fond bleu indigo donnent son identité, ces formes géométriques ; la lune, le soleil, les étoiles, les animaux sont les messages codés de paix, et de fécondité. Ces étoffes étaient uniquement réservées pour les cérémonies traditionnelles dans les chefferies de l’Ouest Cameroun notamment les rituels, les décorations du palais royal, sociétés secrètes, les notables, les mariages.

Mais, de nos jours il est devenu un tissu de mode, c’est à partir du XVII siècle que la technique du « Ndop » s’améliore pour aboutir à sa force actuelle, il s’utilise désormais pour les tenues de ville, de soirées, la personnalisation des vêtements à l’instar des pull-overs, pantalons et celui des accessoires notamment les bijoux, les sacs à mains, les vendeurs affirment que la demande est de plus en plus forte. Pour ce qui est du prix du tissu, le double coûtait 1000 Fcfa avant le coronavirus mais, la covid-19 a eu raison de ce secteur d’activité et les prix ont drastiquement augmentés. « Le prix du tissu a augmenté à cause de la fermeture des frontières, les prix varient entre 1300 et 1600 Fcfa le double. Les stylistes modernisent ce tissu traditionnel pour en faire un tissu de mode ».

Broderies

Encore appelé « Atoghu », le « Toghu » est un tissu traditionnel de la ville de Bamenda dans le Nord-ouest du Cameroun. Jaune, noire, orange, rouge sont les différentes couleurs qui forment ce tissu. C’est une tenue multicolore finement brodée. Il est en velours noir, lourd et résistant à l’usure sur lequel est brodé à la main des motifs et ornement au fil rouge, jaune et blanc. Les broderies peuvent être de formes diverses losange ; étoile ou autres formes. Le « Toghu » est un vêtement très prisé au Cameroun, en effet il est porté par les membres de la Royauté et généralement dans les mariages, fêtes d’investitures, Notables. Il servait à la confection des tuniques larges. C’est une étoffe longue portée par les Bamiléké lors de célébrations, il existe sous différentes formes jupes, robes, hauts. Ce tissu est également utilisé pour la personnalisation des vêtements. Tout comme le « Ndop » le « Toghu » n’est pas méconnu du grand public par exemple l’équipe du Cameroun l’arborait lors des yeux olympiques de 2012 à Londres et à Rio en 2016. Ces tissus ont pu mettre en lumière le Cameroun ; l’Afrique et son savoir-faire.

Lire aussi
À la découverte du COROSSOL, le fruit qui guérit le cancer : 10 000 fois plus puissant que le traitement de chimiothérapie

Claudia OLOA (Stg)

Afficher plus

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page