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Marathon international de Douala – Florence Missima : « La tricherie de Mirabelle Ganfeh était trop flagrante pour ne pas crier »

La Camerounaise qui a occupé la 3ème marche du podium du marathon international de Douala peut enfin parler de ce qu’elle a vécu en pleine course.

Alors que la course bat son plein et que Florence Missima sait quelle a les deux Kényanes comme adversaires devant elle et dont elle a déjà mémorisé le physique, elle rencontre une autre athlète après les 21 kilomètres de course. Malgré le choc, elle lui pose la question : « Mirabelle quest-ce que tu fais là, comment tu fais pour te retrouver devant moi à ce niveau ? Tu as triché. Elle me répond : même si j’ai triché, ce n’est pas toi qui dois le dire. Nous avons le même coach, l’argent va aller chez le coach ».

Mirabelle Ganfeh est une athlète que je connais bien et avec qui je m’entraîne. Nous avons le même entraîneur, et chacun de nous connaît son niveau. Aux entraînements, elle n’arrive pas à me talonner, ce n’est pas le jour du marathon quelle pouvait le faire. Après elle s’est arrêtée pour me supplier, et certaines personnes sont venues à côté d’elle et qui lui parlaient en anglais. On lui a demandé de partir. Elle venait juste de commencer la course, elle était fraîche, elle est partie. Je n’ai plus couru avec un moral, mais j’ai décidé de terminer cette course et de la dénoncer. Dieu est grand, il y avait aussi la chronométrie électronique, je suis rentrée dans mes droits ».

L’athlète originaire de la Sanaga Maritime est née à Edéa le 29 novembre 1990. Mariée et mère dune petite fille de deux ans, elle consacre six heures de son quotidien à l’entraînement, pour des résultats comme sa 3ème place au marathon de dimanche dernier : « Jai quelques heures de cours d’éducation physique et sportive que je donne dans une école à Douala, et le reste de mon temps, je le partage avec mon époux et ma fille, quand je ne suis pas aux entraînements. Deux à trois heures de footing le matin, trois heures de côtes le soir, et ceci six jours sur sept dans la semaine ». Un programme d’entraînement qui a été adopté depuis avec son entraîneur à qui elle veut rendre hommage : « Je rends grâce à mon coach monsieur Temga, qui m’accompagne depuis plus de 10 ans que je suis sur les pistes.

Il n’y a pas longtemps qu’il ma dit : « c’est maintenant le moment de faire les marathons, parce que tu es prête. Présentement, je n’ai pas d’adversaire au Cameroun. Sans manquer de respect à personne, je pense que le marathon féminin au Cameroun porte le nom de Florence Missima. Maintenant, il faut travailler dur pour aller chercher les Kényanes ». Si certains découvrent Florence Missima sur les marches du marathon international de Douala derrière les Kényanes en 2018, la jeune mère de 27 ans a déjà inscrit son nom sur d’autres courses comme le marathon de Njalla Quan à Limbé quelle gagne en 2014. Elle revient de maternité et occupe la 2ème marche en 2016. Elle compte à son palmarès, plusieurs semi-marathons comme celui du Ngondo, organisé dans la capitale économique où elle réside. Florence Missima court désormais contre les chronos au Cameroun, et a un objectif de faire 2h50 minutes sous les 30 degrés de température sur les 42,195 km.

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