L’Observatoire des pratiques anormales : un nouvel espoir pour la fluidité du transport au Cameroun

corridors routiers en Afrique centrale

Les corridors routiers en Afrique centrale, plus précisément au Cameroun, ont longtemps été marqués par des difficultés de mobilité, nuisant à l’efficacité du transport des biens et des personnes. Un nombre excessif de postes de contrôle, les longues attentes aux frontières et le mauvais état des infrastructures routières sont autant de freins au commerce et à la libre circulation. C’est dans ce contexte qu’intervient l’Observatoire des pratiques anormales (Opa).

Multiplication des postes de contrôle : une entrave majeure à la mobilité

Selon les récentes conclusions de l’Opa, le corridor Douala-Ndjamena est jalonné de 84 postes de contrôle, dont ceux de police, de gendarmerie, de contrôle mixte, de péage et de pesage, sur une distance de 1844 km. De même, le tronçon Douala-Bangui, d’une longueur de 1435 km, compte pas moins de 72 postes de contrôle. Cette surabondance de points de contrôle constitue une entrave majeure à la fluidité du transport, entrainant ainsi une hausse des coûts et une perte de temps considérable.

Des dysfonctionnements qui entravent l’intégration économique de la région

Ces entraves à la mobilité ont des conséquences délétères sur l’économie de la région, faisant de l’Afrique centrale la région la moins intégrée du monde, avec un taux d’échange intracommunautaire d’à peine 3%. Les paiements illégaux à ces postes, les longues attentes aux frontières et le mauvais état des infrastructures routières ne font qu’aggraver la situation. Une refonte des pratiques et des politiques est devenue impérative pour améliorer la compétitivité de la région.

L’Opa : un nouvel espoir pour la fluidité du transport au Cameroun

L’Opa se présente comme un outil efficace pour contrer ces dysfonctionnements. Son rôle consiste en une surveillance constante de l’activité du transport sur ces corridors, avec pour mission d’assurer une performance optimale de la fluidité du transport en zone CEMAC. Selon Strafort Pedie, représentant du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, l’Opa se veut être un puissant outil de monitoring de l’activité du transport sur ces corridors.

Vers une convention entre le Cameroun et le Gabon

Parmi les solutions proposées lors de l’atelier de l’Opa à Yaoundé, figure la rédaction d’une convention entre le Cameroun et le Gabon visant à faciliter les échanges entre les deux pays à travers le corridor Yaoundé-Libreville, long de 790 km. Cette initiative pourrait significativement améliorer la mobilité sur cet axe important.

Le Cameroun, et plus généralement la CEMAC, ont encore un long chemin à parcourir pour parvenir à une fluidité optimale du transport sur leurs corridors. Mais grâce à l’Observatoire des pratiques anormales, une lueur d’espoir pointe à l’horizon. Sur 237online.com, restez connectés pour plus de nouvelles concernant les développements dans ce domaine.

Amadou Mbarga, 237online.com

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