La CAN 2025 bouleversée: un coup de massue pour le football africain ?

Can 2025

La Confédération Africaine de Football (CAF) vient de lâcher une bombe : la CAN 2025 au Maroc se tiendra du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026. Cette décision, qui chamboule le calendrier traditionnel, soulève une tempête de questions sur l’avenir du football africain et son indépendance face aux pressions internationales.

Un calendrier malmené : L’Afrique plie face à la FIFA ?

Comme le rapporte 237online.com, cette programmation hivernale est une première depuis des décennies. La raison ? Éviter un conflit avec le Mondial des Clubs organisé par la FIFA aux États-Unis du 15 juin au 13 juillet 2025.

« C’est un aveu de faiblesse de la CAF », fulmine un ancien joueur des Lions Indomptables. « On sacrifie notre compétition phare sur l’autel des intérêts de la FIFA. Où est passée la fierté africaine ?« 

Les clubs européens : Les grands gagnants ?

Cette décision semble arranger les clubs européens, longtemps hostiles à une CAN en pleine saison. Mais à quel prix pour le football africain ? On danse en Afrique désormais au rythme des Européens. C’est comme si on nous disait que notre football n’a de valeur que quand il arrange les autres.

Un casse-tête logistique pour le Maroc

Le pays hôte, le Maroc, se retrouve face à un défi colossal : organiser une compétition majeure pendant les fêtes de fin d’année.

Ce sont les joueurs qui risquent de payer le prix fort de ce chamboulement. Entre fatigue accumulée et risques de blessures, le spectre d’une CAN au rabais plane.

L’ombre d’une domination néo-coloniale ?

Cette décision ravive le débat sur l’indépendance du football africain face aux puissances mondiales du ballon rond.

Cette programmation inédite pourrait faire jurisprudence. L’édition 2027, prévue en Afrique de l’Est, est déjà dans le viseur. Demain, on nous dira peut-être que la CAN doit se jouer tous les quatre ans pour ne pas gêner les Européens.

Cette décision de la CAF est bien plus qu’un simple changement de dates. Elle questionne l’identité même du football africain et sa capacité à résister aux pressions extérieures. Entre tradition et mondialisation, entre fierté continentale et réalités économiques, le football africain est à la croisée des chemins.

Par Émile Nguembou pour 237online.com

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