Cameroun : Le scandale SONARA enflamme les finances publiques

Sonara

Depuis l’incendie de la SONARA en 2019, le Cameroun s’enfonce dans un gouffre financier sans précédent. Plus de 1700 milliards de FCFA partis en fumée pour l’achat de carburant, révélant un système de corruption tentaculaire qui saigne à blanc les caisses de l’État.

Un désastre financier aux proportions titanesques

Comme le révèle une enquête exclusive du lanceur d’alerte BORIS BERTOLT, l’État camerounais a déboursé la somme astronomique de 1713 milliards de FCFA pour l’achat de carburant depuis le sinistre de la SONARA. Une saignée annuelle de 350 milliards qui plonge les finances publiques dans l’abîme.

La mafia des traders : Les nouveaux maîtres du jeu

Derrière ce désastre se cache un réseau opaque de traders et de hauts fonctionnaires qui ont systématiquement bloqué toute tentative de réhabilitation ou de reconstruction de la SONARA.

Comble de l’ironie, les seules études pour la réhabilitation ont englouti près de 7 milliards de FCFA. Un gaspillage monstre qui n’a abouti à aucun résultat concret.

Une nouvelle raffinerie sacrifiée sur l’autel de la corruption

Le plus révoltant dans cette affaire ? Avec les sommes englouties en une seule année dans l’achat de carburant, le Cameroun aurait pu construire une toute nouvelle raffinerie. C’est le comble de l’absurdité. On préfère enrichir des intermédiaires plutôt que d’investir dans l’avenir énergétique du pays.

Face à ce désastre, le président Paul Biya a récemment autorisé le groupement CIMONTUBO/FINANCIAL CAPITAL à reconstruire de nouvelles unités de production à la SONARA pour 350 milliards de FCFA.

Au final, c’est le citoyen camerounais qui paie le prix fort de ce scandale. Hausse des prix à la pompe, pénuries récurrentes, l’impact sur le quotidien est désastreux.

Cette affaire SONARA est bien plus qu’un simple scandale financier. Elle est le symptôme d’un système gangrené par la corruption, où l’intérêt personnel prime sur l’intérêt national. Elle pose la question cruciale de la gouvernance énergétique du Cameroun et de sa capacité à se sortir du piège de la dépendance.

Comme le dit un proverbe bamiléké : « Quand le feu prend dans ta case, c’est ton voisin qui en profite pour se réchauffer. » Dans le cas de la SONARA, il semblerait que ce soit toute une clique de profiteurs qui se soit réchauffée aux dépens du peuple camerounais.

Par Christine Etoga pour 237online.com

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