Afrique

Indice Mo Ibrahim 2020 : la gouvernance en Afrique est en chute libre

Rendu public le 16 novembre 2020, l’indice Mo Ibrahim 2019 apporte une première surprise. Pour la première fois que la Fondation Ibrahim Mo s’est attelée à la tâche, l’état global de la gouvernance en Afrique est en régression. Un résultat préoccupant, indique le Directeur exécutif de la Fondation, qui doit inciter chacun à aller voir ce qu’il y a derrière ces données, et quelle histoire elle raconte.

En effet, depuis 2010, dans les quatre grandes catégories retenues par l’IIAG entendez l’Indice Ibrahim de la Gouvernance en Afrique, à savoir, participation, droit et inclusion ; sécurité et état de droit ; développement humain ; fondement des opportunités économiques, la situation n’avait cessé de s’améliorer. Depuis 2015 toutefois, cette progression avait connu un ralentissement, et en 2019 on a observé pour la première fois un repli sur la note moyenne qui concerne trois catégories sur les quatre.

En haut du classement, c’est-à-dire du côté des pays où les droits et la légalité sont les mieux respectés, on retrouve une fois de plus l’Île Maurice, suivi du Cap Vert, des Seychelles, et de la Tunisie. L’Afrique du Sud, le Maroc, le Sénégal et le Rwanda, emboîtent le pas. Le Niger, le Mali et le Gabon naviguent au milieu du classement, tandis que les trois Guinées et les deux Congo sont relégués au fond de la classe, devant le trio qui ferme la marche, à savoir, l’Erythrée, le Soudan du Sud et la Somalie.

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Cette publication est attendue chaque année, ne serait-ce que pour savoir qui ont été les bons et les mauvais élèves du millésime écoulé. L’indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG), réalisé par la fondation du milliardaire anglo-soudanais Mo Ibrahim, est devenu une institution et ses qualités comme ses défauts sont connus de tous.

En guise de rappel, la Fondation Mo Ibrahim créée en 2006, vise à soutenir la bonne gouvernance et le leadership de haut niveau en Afrique. A cet effet, elle vise à, stimuler le débat sur la gouvernance ; fournir des critères permettant aux citoyens et aux gouvernements de mesurer les progrès accomplis en matière de gouvernance ; saluer la réussite en matière de leadership sur le continent africain et fournir aux dirigeants d’excellence les moyens de continuer à contribuer à l’avenir de leur continent à l’issue de leur mandat national ; conforter les futurs dirigeants du continent africain.

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