Il se faisait passer pour le préfet

Simon Atangana Onana s??est servi d??une fausse recommandation pour faire recruter un élève. Le 19 août dernier, le nommé Simon Atangana Onana, 32 ans, apparemment pas totalement en possession des ses facultés mentales, a déposé un dossier pour son cousin au collège de la Retraite. Le dossier de ce candidat, postulant pour la Première C, est accompagné d??une

recommandation signée de Joseph Beti Assomo, préfet du Mfoundi. Du coup, il est envoyé en commission pour avis, mercredi dernier, 3 septembre. Mais seulement, le même jour, le préfet en personne vient solliciter une place en Première A pour sa fille. Et la principale, un peu surprise, fait ressortir le dossier arrivé plus tôt. C??est alors que Joseph Beti Assomo leur fait découvrir la supercherie. Non seulement il n??a envoyé personne, mais le document en question est grossièrement faux. Le papier en-tête utilisé porte un faux numéro de téléphone et on y retrouve la mention « Services du gouverneur » dans le département du Mfoundi. Sans compter la signature, les cachets ronds et nominatifs falsifiés. Le préfet dépose alors plainte au commissariat central N° 1 et le lendemain, lorsque Atangana Onana revient pour son rendez-vous avec la principale du collège, il est cueilli par les forces de police. « Je suis un citoyen comme les autres et j??aide les personnes en difficulté à résoudre leurs problèmes, de façon bénévole », affirme Simon Atangana Onana . Au moment de son arrestation, le démarcheur détient des bulletins de notes, des actes et des copies d??actes de naissance, des cartes nationales d??identité et une somme de 160 000 F. « Cet argent m??appartient. Je fais le commerce de voitures venues d??Europe. Je ne suis pas un malheureux », souligne le démarcheur. D??ailleurs, dans ses déclarations, il dit ne pas faire uniquement dans le recrutement scolaire. Il aiderait aussi les gens à trouver du travail, grâce à ses relations. Pour ce qui est des recrutements, Atangana Onana affirme travailler, depuis quelques années déjà, avec le maire de Yaoundé 1er et la délégation régionale du ministère des Affaires sociales pour les établissements publics. Pour la première tentative dans le privé, il a eu besoin du préfet. « Mais je ne l??ai jamais rencontré. Après une longue attente dans son bureau, Un certain Godefroy B. m??a dit qu??il pouvait m??aider et m??a remis la lettre contre la somme de 15 000 F », soutient Atangana Onana. La même personne lui aurait également proposé ses services pour l??obtention des licences de débit de boisson. En cette période où les parents sont aux abois pour trouver une place à leurs enfants dans un établissement scolaire ils doivent être de plus en plus vigilants.
Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM, Cameroon Tribune

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