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Élection législative et municipale : Que risque juridiquement les boycotteurs ?

Attention à L’article 122 du code pénal alinéa 1G ; C’est l’épée de Damoclès qui plane sur la tête des boycotteurs.

Nul n’est sensé ignorer la loi dit-on souvent, pourtant à la réalité des faits, tel n’est pas toujours le cas pour le citoyen lambda, qui malheureusement constitue le gros de la société camerounaise. L’ignorance juridique semble être la chose la mieux partagée au sein des différentes couches sociales. C’est pourquoi, et afin que nul n’en ignore, il est nécessaire voir même impérieux, de mettre en exergue les disposition l’article 122 alinéa 1G du code pénal au moment où s’ouvre la campagne pour le double scrutin législatif et municipal.

En filigrane cet article stipule que : « est puni d’un emprisonnement de trois mois à deux ans, et d’une amende de 50 à 500 mille Fcfa celui qui à l’aide de fausses nouvelles, de propos calomnieux, ou autres manœuvres frauduleuses supprime ou détourne des suffrages, détermine un ou de plusieurs électeurs à s’abstenir de voter ».

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Au regard de cet article, ceux qui s’apprêtent à mener la campagne du boycott dans les quartiers, et les médias qui facilitent cette campagne, devraient savoir à quoi s’en tenir, car cette disposition du code pénal est une épée de Damoclès qui plane sur leur tête. À tout moment donc, les autorités judiciaires peuvent actionner de leur gré ladite loi pour frapper ceux qui vont d’une manière ou d’une autre perturber les activités relatives à l’élection couplée du 09 février prochain. Quand on sait que certaines formations politiques ainsi que quelques leaders d’opinion à l’instar de Me Alice Kom, ont décidé de boycotter cette échéance, on est en droit de se demander comment ils feront pour contourner cette disposition de la loi.

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Il est vrai que selon l’article 3 de la Constitution, les partis et formations politiques concourent à l’expression du suffrage universel, mais on ne saurait juridiquement ou politique les y contraindre. Cependant le droit, notamment les lois qu’il génère sont des instruments aux mains du politique qui très souvent les manipulent à leurs avantages.

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