Élection du Maire de Pete-Bandjoun : Emmanuel Chatue essuie les railleries de l’opinion

Emmanuel Chatue raillé par l'opinion

« Il ferait mieux d’éponger les arriérés de salaire de ses employés avant d’aller récolter là où les Fotso Victor a semé ».

Ce lundi 11 mai 2020, s’ouvrait la succession de Fotso Victor à la tête de la mairie de Pete-Bandjoun. En guise de rappel, le patriarche et non moins milliardaire est décédé à Paris il deux mois, à l’âge de 94 ans. Depuis lors, le fauteuil qu’il a laissé suscite la convoitise des jeunes loups aux dents acérées du parti de la flamme, prêts à tout pour assouvir leurs ambitions parfois démesurées. En lise pour la succession, outre Nicky Love Maptue Fotso la fille du défunt et première adjointe au maire en poste, il avait David Kegne, et surtout le promoteur de la chaine de télévision Canal2, déterminé à rabattre le caquet à ses adversaires. Malheureusement pour lui la pression de son propre parti le RDPC, va finir par le conduire au désistement. En fin de course c’est Nicki Love qui sera portée à la tête de la commune de Pete-Bandjoun, avec comme premier adjoint le forestier David Kegne, et rien pour le dernier.

Mais au-delà des faits, la candidature de Emmanuel Chatue soutenu par une frange de la population, à cette élection a fait l’objet de vive polémique au sein de l’opinion national. Pour les uns, l’ambition démesurée l’ex câbleur, n’avait pas sa raison d’être, après tout ce que Fotso Victor, a fait pour la ville de Bandjoun et pour le RDPC. Laisser sa fille terminer le mandat de son père, était la moindre reconnaissance qu’on puisse faire au regretté patriarche. Surtout que c’est elle qui, en tant que première adjointe, gérait la commune au quotidien.

D’autre part, on reproche au patron de Canal2 de vouloir récolter là où il n’a pas semé. Plus grave encore ses détracteurs sont convaincus qu’il ne pourra gérer la commune de Pete-Badjoun, que comme il a toujours géré son entreprise, c’est-à-dire avec les salaires de catéchiste et les arriérés de salaire. Il a la réputation de radin et de mauvais payeur. Actuellement dit-on son personnel réclame au moins cinq mois de salaire impayé, en dépit des gros contrats et des rentrées d’argent glanés par l’entreprise.

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