Afrique

Droits de l’homme : Human Rights Watch demande à l’UE de maintenir les sanctions contre le Burundi

Depuis la crise sociopolitique survenue au Burundi, suite à un troisième mandat consécutif de l’ex Président Pierre Nkurunziza, le pays est sous le coup des sanctions de l’Union Européenne.

Human Rights Watch exige que les sanctions soient prises à l’encontre des responsables des exactions de la crise de 2015, avant toute levée de sanction.

L’organisation de défense des droits humains, Human Rights Watch ne souhaite pas que l’Union Européenne assouplisse ses mesures de surveillance à l’égard du Burundi, l’ONG redoute que les responsables des exactions commises lors de la crise de 2015 échappent à toutes sanctions. Pour rappel, le mouvement de protestation contre le troisième mandat de l’ancien Président Pierre Nkurunziza, avait fait au moins mille cinq cent morts et près 330 000 déplacés. Le Directeur de l’Afrique Centrale de Human Rights Watch estime qu’il faut prendre des sanctions contre tous les responsables de ces violences : « pour nous Human Rights Watch, ça montre un très mauvais signe, parce que effectivement, actuellement au Burundi il n’y a pas de changement sur le terrain.

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Bien sûr il y a un changement au sein de la présidence, il y a un changement de Chef de l’Etat, mais ce changement, ce n’est pas vu dans l’arrière-pays. Le gouvernement doit sanctionner les gens qui ont commis ses crimes et les abus… Jusqu’à maintenant il n’y a pas un espace libre pour les défenseurs des droits de l’homme ou bien pour les journalistes de faire leur métier. Donc, c’est ça le changement qu’on cherche au sein de Human Rights Watch, mais également au sein des autres structures avec lesquelles on a signé les lettres en juin de cette année.

En guise de rappel, le 26 avril 2015, le Chef de l’Etat burundais Pierre Nkurunziza est désigné candidat à sa propre succession par le CNDD-FDD et se trouve confronté à une fronde inédite. Trois semaines de manifestations sous le regard inquiet de la communauté internationale et des partenaires régionaux qui déboucheront, le 13 mai, sur une tentative de coup d’État. Plus fracturé et militarisé que jamais, à l’issue d’une élection contestée dont Nkurunziza sort une nouvelle fois vainqueur, le CNDD-FDD se lance dans une répression tous azimuts qui fera au moins 1200 morts entre 2015 et 2017.

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