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Source : MINSANTE Cameroun -
Mise à jour : 29 juin 2020
Société

Drame de Ngarbuh: Appel à la suspension de Human rigths watch au Cameroun

Cet appel fait suite à la remise en cause par l’Ong internationale, de la véracité du rapport d’enquête prescrit par le chef de l’Etat, sur le drame de Ngarbuh.

L’Observatoire du développement sociétal n’est pas passé par quatre chemins pour demander la suspension des activités de Human rigths watch au Cameroun, pour une durée maximale de trois mois. Le coordonnateur général de l’Ods, Lilian Maurice Koulou Engoulou, l’a fait savoir lundi 4 mai 2020 au cours d’une conférence de presse qu’il a donnée dans les locaux abritant le siège de l’Ods à Yaoundé. Il s’est appuyé sur l’article 22 de la loi du 22 décembre 1990 régissant les Organisations non gouvernementales qui dispose que « Le ministre de l’Administration territoriale peut après avis motivé de la commission, suspendre par arrêté, pour un délai maximal de trois mois, toute Ong dont les activités s’écartent de son objet ». Aux sources de cet appel à suspension des activités de Human rights watch, la remise en cause par cette Organisation de la véracité du rapport d’enquête prescrit par le Président de la République Paul Biya suite au drame de Ngarbuh en février 2020 dernier.

En effet, le rapport d’enquête a été rendu public le 21 avril dernier. Et on y a appris que l’opération militaire de Ngarbuh a été menée « sur fond de renseignements y compris ceux issus d’un terroriste repenti ainsi que d’un paysan, au cours de laquelle 5 terroristes ont été neutralisés, mais aussi, 13 de nos compatriotes ont malheureusement perdu la vie à l’issue de cette opération militaire ». En dépit des conclusions du rapport dont l’Ods salue « l’indépendance et l’impartialité », il se dit outré de constater avec stupéfaction que « une fois de plus, une fois de trop, l’Organisation non gouvernementale Human rights watch à travers madame Ilaria Allégrozzi, a remis en cause, les conclusions de ladite enquête réfutant les chiffres de la commission, soulignant que ces prétendues tueries étaient délibérées et non pas un incident malheureux, mais aussi, invitant le ministre de l’Administration territoriale et le porte-parole de l’armée à prendre un moment pour réfléchir sur les conclusions de cette commission d’enquête ».

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Reconnaissance

Suffisant pour provoquer l’ire de l’Observatoire qui estime qu’en ce moment, l’heure devrait plutôt être à reconnaissance et à l’encouragement de nos Forces de défense et de sécurité. C’est ce qui amené le coordonnateur général à relever avec emphase de nombreuses prouesses de l’armée camerounaise engagée dans différents fronts de guerre. Notamment, les actions du Génie militaire (construction et réhabilitation de plusieurs routes, réparation des digues, réhabilitation des bâtiments publics, construction des salles de classe, construction des infrastructures de télécommunication…) ; les actions civilo-militaires (enseignement, prise en charge médico-sanitaire, secours, distribution de kits scolaires et denrées alimentaires…) ; la reconnaissance internationale du professionnalisme de l’armée camerounaise (distinction du Bir durant la dernière opération Flintlock, présence remarquable des Forces de défense camerounaises aux opérations de maintien de la paix en Afrique et dans le monde…).

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Fort de ceci, l’Ods dit « s’inscrire en faux contre cette sortie fantoche de plus, de madame Allégrozzi qui a pour seul objectif de jeter le discrédit
sur les Forces de défense camerounaises ». Aussi, au regard des atrocités perpétrées sur l’armée et les civils camerounais, et au vue de la
Déclaration universelle des droits de l’homme qui dans ses articles 3 et 5 dispose respectivement que « tout individu a droit à la vie, à la liberté
et la sûreté de sa personne », « nul ne sera à la torture, ni à des peines ou traitement cruels, inhumains et dégradants », l’Observatoire s’indigne
contre « cette attitude bien trop complice de Human rigths watch avec les ennemis de la Nation ». Une attitude, argumente Lilian Maurice Koulou
Engoulou, qui consiste à « perdre sa plume chaque fois que les Forces de défense et de sécurité, ainsi que les populations camerounaises sont vic-
times d’atrocités, mais retrouve rapidement cette même plume lorsque l’objectif est de mettre à mal l’image, la notoriété, l’honneur, le
professionnalisme de nos valeureux soldats, mais nos institutions républicaines ».

Achille KAMGA

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