Economie

Débrouillardise: Les sandales accrochent les jeunes filles

À 24 ans, Dimitri Armel Nyempe, étudiant en droit privé à l’université de Yaoundé 2, vend les babouches pour financer ses études.

C’est grâce à cette activité commerciale qu’il fait ses premiers pas dans la vie active au marché central de Yaoundé. Le jeune garçon originaire de la région de l’Ouest se plaît dans cette activité au point de vouloir en faire son métier de prédilection.

« Pour le moment je suis détaillant, mais plus tard j’envisage d’être grossiste si tout se passe bien », confie-t-il avec un sourire contagieux. Faute de moyens, il se ravitaille pour le moment à Yaoundé. « Je m’approvisionne au marché Mokolo, mais j’aimerais à l’avenir le faire à Douala parce que le prix est bon marché », révèle le jeune ressortissant du Ndé.

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C’est face aux difficultés de la vie que cet étudiant à l’université de Yaoundé II s’est investi dans la vente des babouches pour financer ses études.« Ça fait 8 mois que je suis en plein dans ce secteur d’activité et c’est au regard de la réussite sociale de certains commerçants que je me suis intéressé à la vente des sandales», avoue-t-il.

A le croire, l’activité nourrit son homme. « Par jour, je vends pour moins de 20 000Fcfa », raconte Armel Dimitri. La Babouche est très prisée par la gent féminine, elles font la file pour les acheter chaque jour. La vente de chaussures légères et babouches est une source d’enrichissement facile parce qu’elles sont toujours à la mode. « Le fait pour une jeune fille de voir l’une de ses stars préférées se vêtir en babouches dans un clip la pousse à acheter la même chose », justifie-t-il. La pandémie de la covid-19 a impacté l’activité. « Durant la période de confinement, je me suis reposé parce que les ventes ne suivaient pas. De plus, il n’y avait pas d’arrivage, les clients se plaignaient aussi du fait qu’ils n’avaient pas d’argent», conclu le vendeur.

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Alexia EBOGO(Stg)

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