Société

Cybersécurité : L’ANTIC ouvre un séminaire sur l’évaluation des risques des infrastructures critiques nationales

Dans le cadre de ses activités de sécurisation du cyberespace camerounais, l’Agence Nationale des Technologies de l’Information et de la Communication (ANTIC) a organisé le jeudi 25 novembre 2021 à l’hôtel Djeuga Palace à Yaoundé, un atelier sur l’évaluation des risques de cybersécurité des infrastructures critiques nationales.

Cet atelier vise un double objectif : d’une part, soumettre à la validation des différents acteurs, la cartographie actualisée des risques cybernétiques inhérents aux infrastructures critiques nationales élaborées par l’ANTIC, avec le concours du Commonwealth, et d’autre part, esquisser les stratégies permettant de mitiger les risques identifiés.

À travers le discours solennel du Prof. Ebot Ebot Enaw, ci-devant Directeur Général de l’ANTIC, l’on retiendra que les infrastructures critiques d’un pays ( les infrastructures soutenant les services bancaires, gouvernementaux…), constituent des actifs indispensables pour le bon fonctionnement de toute économie moderne, car celles-ci contribuent à la fourniture des ressources et services vitaux à l’instar de l’eau, l’électricité, les transports les télécommunication, et les services financiers, pour ne pas être exhaustif. S’il est vrai que l’ouverture au cyberespace est un atout incommensurable pour les infrastructures critiques, il n’en demeure pas moins, qu’elles sont exposées à des multiples attaques informatiques qui peuvent avoir des conséquences graves sur l’économie et la sécurité nationales.

Avec la progression quasi incontrôlée de l’usage de l’Internet, la cybercriminalité constitue un fléau qui n’épargne aucun Etat. Allant du scamming (arnaques réalisées au moyen de l’internet) ; webdefacement (attaque consistant à changer de manière frauduleuse l’apparence d’un site web), au kimming (fraude de la carte bancaire), ou encore l’usurpation d’identité, les exemples de cybercriminalité sont légion, et les chiffres ahurissant. À ces cybercrimes, il convient également d’ajouter d’innombrables fausses informations ou alertes diffusées en masse à travers les réseaux sociaux. Le moins qu’on puisse dire est que la situation est alarmante.

C’est pourquoi, ce séminaire qui s’inscrit dans le cadre des activités de sécurisation du cyberespace camerounais dévolues à l’ANTIC vient à point nommé. Selon le DG, il permettra de sécuriser ces infrastructures, afin de mitiger leurs risques. Il faut dire qu’en préludé à cet atelier, des formulaires avaient été envoyés aux différentes structures, aussi bien publiques que privées pour recueillir les données afférentes à ses infrastructures pouvant être considérées comme critiques. C’est à partir de ces données que l’ANTIC a pu dresser une cartographie des risques afférents aux infrastructures critiques

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