Economie

Cybercriminalité : L’Antic veut sécuriser les infrastructures vitales nationales

L’impact potentiel des risques majeurs sur le PIB, lié aux infrastructures nationales a baissé de 23,23% en 2019 à 21,30% en 2022. L’Agence opte cette année, pour une instance de « Cyber Threat Intelligence » (CTI).

Réunis dans le cadre d’un atelier organisé par l’Agence Nationale des Technologies de l’Information et de la Communication (Antic) les 27 et 28 octobre 2022 à Yaoundé, les experts en cybercriminalité évaluent les risques des infrastructures critiques nationales.

Pour cette année, l’Antic mise sur un projet d’une instance de « Cyber Threat Intelligence » (CTI) qui prendra la forme d’un Groupe de travail assorti d’une plateforme collaborative et devrait permettre aux entreprises de partager les informations sur les menaces cybernétiques auxquelles elles font face, afin d’accroître leurs capacités de réponse et d’anticipation, de faciliter l’intégration des dispositifs de sécurité déployés en leur sein avec les sondes IDS/Honeypot de l’Antic.

Pour le Directeur général de l’Antic, Ebot Ebot Enaw, cette instance « aidera également à faciliter les interactions et la corrélation des incidents, pour diligenter la réaction aux attaques coordonnées qui se font de plus en plus nombreuses. Elle permettra aussi à l’Antic d’avoir des statistiques en temps réel, sur les tentatives d’attaques ciblant lesdites infrastructures critiques ».

Statistiques

Au Cameroun le taux de pénétration de l’Internet est passé de 4,30% en 2010 à plus de 36,50% en début d’année 2022. Les données statistiques relatives à l’évaluation des risques inhérents aux infrastructures critiques nationales en prenant 2019 comme année de référence, sont chiffrées ainsi qu’il suit : 49 infrastructures de 18 Structures présélectionnées comme potentiellement critiques pour faire l’objet de cette évaluation, contre 41 infrastructures en 2022 ; 28,60% des infrastructures critiques évaluées présentaient un niveau de risque élevé, contre 25% en 2022; 40,80% des infrastructures critiques présentaient un niveau de risque moyen, contre 60,90% en 2022 ; 30,60% d’infrastructures présentaient un niveau de risque faible, contre 14% en 2022; L’impact potentiel des risques majeurs sur le PIB, liés à ces infrastructures, a baissé de 23,23% à 21,30% à ce jour.

Attitudes critiques

Pour cette édition, l’Antic a ciblé cinq secteurs d’activité qui concentrent l’essentiel des activités vitales dans le contexte socio-économique du Cameroun. Il s’agit de l’eau et de l’énergie, des télécommunications, de la finance et de l’agro-industrie. Pour ce qui est des attitudes critiques, l’exercice consiste à identifier, classer et évaluer les risques inhérents aux infrastructures critiques. Au terme de cette évaluation il ressort que 25% des risques identifiés sont de niveau élevé, 60% d’un niveau moyen et à peu près 14% d’un niveau faible.

Prévention

Il faut une stratégie qui adresse les aspects de la prévention, la détection, la réaction, et la dissuasion. « Il y a le volet opérationnel c’est-à-dire, mettre à jour les systèmes pour avoir les dernières pages de sécurité pour être à l’abri des cybercriminels », a expliqué Prosper Djoursoubo Pagou, chef du centre de réponse aux Incidents de cybersécurité/Antic.

Francine Atangana / 237online.com

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