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Politique

Crise sociopolitique : Le Sdf pour une intervention étrangère au Cameroun

C’est l’une des résolutions du dernier Comité exécutif national (Nec) qui s’est tenu samedi dernier à Yaoundé.

Le Comité exécutif national (Nec) du Social Democratic Front (Sdf) s’est réuni les 8 et 9 juin 2019 à Yaoundé. Parmi les résolutions fortes de ce conclave également axé sur les grandes questions d’actualité, le parti de Ni John Fru Ni trouve que la crise qui sévit depuis trois ans dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest s’est considérablement « aggravée ». Le Sdf « prévient que la crise anglophone est trop importante pour être diluée avec les autres problèmes qui minent l’Etat ou confondre avec les problèmes ethniques.

S’insurge contre la campagne du gouvernement Biya visant à chasser toute intervention étrangère au Cameroun et rappelle aux amis du Cameroun leur droit de prévenir et de protéger le peuple contre un génocide dans les régions anglophones de notre pays » , lit-on parmi les résolutions. Le Sdf remercie la communauté internationale pour l’inquiétude manifestée jusqu’à présent sur la situation humanitaire catastrophique dans la région anglophone du Cameroun et l’invite même à intensifier ses efforts de secours humanitaires et à « faire davantage pression sur le gouvernement pour qu’il permette un libre accès aux organisations de défense des droits humains et organismes de secours humanitaires dans la zone de conflit » .

Le Sdf appelle également le gouvernement à mettre fin à la crise anglophone avant que des élections légitimes puissent être organisées à l’échelle nationale. Il réitère sa proposition faite à Bamenda en présence du Premier ministre, lors de sa récente visite, demandant que soit sollicitée l’entremise du Chairman, Ni John Fru Ndi, pour négocier un cessez-le-feu dans la guerre civile au Nord-Ouest et au Sud-Ouest à l’effet d’ouvrir la voie au dialogue inclusif sur le problème anglophone et demande qu’ « un gouvernement de transition soit mis en place pour résoudre cette guerre civile qui détruit le socle de la nation, étant donné que le régime de Biya a clairement montré qu’il fait partie du problème pour lequel nous le tenons entièrement responsable » .

Le Nec prend acte du fait que la visite du Premier ministre dans les régions anglophones y a aggravé la guerre civile, comme en témoigne les assassinats commis à Mankon, Wum et l’effroyable fusillade d’un bébé de quatre mois à Muyuka, le nombre sans cesse croissant de villages incendiés, parmi beaucoup d’autres atrocités. Le Sdf s’indigne également de l’incendie de la Sonara et autres sociétés d’Etats et des nombreux enfants qui n’ont pas pu composer leurs examens du Gce ordinary level et du Bepc.

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