Afrique

Crise sociopolitique au Mali : la CEDEAO plie mais ne rompt pas

Après l’échec de la commission ‘’Goodluck Jonathan, elle revient à la charge, avec cette fois-ci 4 Chefs d’Etat africain qui seront à Bamako vendredi prochain, pour une troisième médiation entre les belligérants.

La CEDEAO tente toujours de résoudre la crise sociopolitique au Mali, après l’échec de la précédente délégation la semaine dernière. L’organisation régionale envoie après demain vendredi 21 juillet 2020 quatre Chefs d’Etat à Bamako la capitale malienne. Celui de la Côte-Ivoire Alassane Dramane Ouattara, du Sénégal Macky Sall, du Ghana Nana Akufo-Addo et du Niger Mahamadou Issoufou. Ils devront trouver un accord entre le gouvernement et ses opposants regroupés autour du M5.

Il est à noter que le Mouvement du 5 juin s’est à nouveau réuni. Cette coalition qui est le fer de lance de la contestation malienne réaffirme sa volonté de voir le Président Ibrahim Boubacar Keita partir. Ce qui n’était pas l’une des propositions de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Toutefois le M5 a également décrété une trêve jusqu’à la fin du mois de juillet concernant la désobéissance civile, un répit pour que la population malienne prépare la fête de la Tabaski.

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En décidant d’une trêve sur le terrain, l’opposition malienne prend en compte une donne sociale très importante. Nous sommes à moins de deux semaines de la fête de la Tabaski, dans un pays où le principal souci actuel est comment pouvoir acheter un mouton et fêter dans la joie. Mais la mesure prise permettra également de clarifier la situation et débarrasser sur les axes routiers dans le cadre de la désobéissance civile, des personnes qui se présentent à tort comme membres de l’opposition, dépouillant motocyclistes et piétons, d’où la colère qui montait. Cependant on espère surtout que la pose sur le terrain permettra de faire avancer les négociations.

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