Coup de théâtre au Cameroun : Eto’o présente ses excuses et confirme Brys comme sélectionneur !

CALVIN TJEGA Samuel Eto’o LUXURY PLANE

Dans un rebondissement aussi spectaculaire qu’inattendu, Samuel Eto’o, le bouillant président de la Fédération Camerounaise de Football (Fecafoot), a présenté ses excuses à Marc Brys, le sélectionneur belge des Lions Indomptables. Une volte-face stupéfiante, quelques temps seulement après l’altercation houleuse entre les deux hommes, qui avait conduit à la mise à l’écart temporaire de Brys. « Je vous présente mes excuses parce que lors de notre première malheureuse rencontre, il y a eu beaucoup d’émotion », a déclaré l’ancien buteur star lors d’une conférence de presse où il était accompagné du technicien européen.

Brys confirmé, la souveraineté de Biya réaffirmée

Non content de faire amende honorable, Samuel Eto’o a également confirmé Marc Brys dans ses fonctions de sélectionneur national. Un choix qui entérine la décision initiale du président Paul Biya, qui avait nommé le Belge le 2 avril dernier « suite aux très hautes directives » présidentielles. En s’opposant frontalement à ce choix, en le qualifiant d' »illégal », Eto’o avait outrepassé ses prérogatives et défié l’autorité suprême du chef de l’État. Son revirement soudain, aussi spectaculaire soit-il, sonne comme une reconnaissance de la prééminence présidentielle sur le football camerounais.

L’intérêt national, priorité absolue pour Eto’o

Pour justifier ce changement de cap radical, le président de la Fecafoot a invoqué un argument de poids : l’intérêt supérieur de la nation camerounaise. « Le peuple camerounais étant plus important que nous, c’est le seul intérêt qui devrait nous amener à travailler », a martelé Eto’o face à la presse. Une manière habile de faire passer son ego surdimensionné au second plan, et de se draper dans la défense de la patrie pour mieux faire oublier ses errements récents. Reste à savoir si cette douche froide suffira à éteindre la fronde anti-Eto’o qui gronde parmi de nombreux supporters, persuadés que l’ancien attaquant du Barça est avant tout victime de sa mégalomanie.

Eto’o doit-il démissionner ? Le débat enfle

Car malgré ce rétropédalage express, la position d’Eto’o apparaît plus fragilisée que jamais. Sur les réseaux sociaux, dans les rues de Yaoundé ou Douala, un même refrain revient avec insistance : l’icône du football camerounais doit démissionner, pour avoir fauté dans ce psychodrame épique. Beaucoup l’accusent d’avoir voulu instrumentaliser le peuple pour régler ses comptes avec le gouvernement, au mépris de l’institution qu’il est censé servir. Nul ne sait si Eto’o ira jusqu’à tirer sa révérence. Mais une chose est sûre : il aura fort à faire pour redorer son blason terni par cette folle séquence. Les éliminatoires au Mondial 2026, qui verront les Lions affronter le Cap-Vert et l’Angola en juin, s’annoncent déjà comme un test décisif pour sa crédibilité.

Par Christian Nfokolong pour 237online.com

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