Politique

Communiqué des notables Bamendjou au Préfet de Baham : au-delà de la levée de bouclier, c’est un pan douloureux de leur histoire avec les Bamouns qui est mis en exergue

« C’est bien d’essayer de se purger avec du piment, mais un essai peut être fatale ».

Faisant suite à la récente lettre de mise en garde du Préfet des Hauts-Plateaux à Sa Majesté Sokoudjou Philippe Jean Rameau alias Fo’o Soh, les notables du groupement Bamendjou ont réagi par une sortie épistolaire sans appel qui, au-delà de la désapprobation, révèle le triste pan de l’histoire très peu connu des camerounais, du royaume de Bamendjou avec celui du Noun.

À travers ce communiqué des notables du royaume Bamendjou au Préfet des Hauts-Plateaux, qui se trouve être un Bamoun, on apprend que Fo’o Chendjou, le grand père de Jean Rameau Sokoudjou, le Roi actuel, avait été déporté par les colons vers le Noun et n’était jamais revenu. Sa tête nous renseigne-t-on est encore de l’autre côté de la rive du fleuve Noun. Son arrestation fut le fait d’une instrumentalisation des élites, et c’est toujours un fils indigne et nègre de service qui avait livré le Fo’o Chendjou.

Lire aussi
Cameroun: Les chefs traditionnels durcissent le ton contre le régime

En dépit des menaces proférée à leur Chef au travers de cette lettre de mise en garde, les notables Bamendjou, toute raison gardée, reconnaissent la mauvaise graine de l’ivraie, sinon ils auraient pu dire que « c’est encore un bamoun qui est à la manette pour livrer Fo’o Soh. Mais ce préfet zélé ne représente rien même chez les Bamoun. » Pour eux, Fouapon Alassane, fait partie des individus qui pour des intérêts purement égoïstes, font la sale besogne.

C’est pourquoi ces dignitaires comme un seul homme ce sont réunis le 21 janvier dernier pour dénoncer, blâmer et même condamner le comportement du Préfet des Hauts-Plateaux : « Nous n’acceptons pas ce manque de respect à l’égard d’un sage, à l’égard d’un gardien de la tradition, à l’égard d’un citoyen avisé. Nous condamnons ce zèle professionnel qui risque d’embrasser la scène alors qu’en l’état, les fils Bamendjou, Baham et bamoun vivent en harmonie »

Ils ont tenu également à rappeler au Préfet le véritable rôle d’un monarque : « Nous voulons par cette note rappeler au politique que Fo’o Soh n’est rien d’autre que le peuple Bamendjou, et que la tradition n’opère pas pour voir le peuple mourir et croiser les bras. Aussi le devoir d’un vrai Fo’o qui se respecte n’est pas d’encenser les injustices, mais de les dénoncer afin que cela puisse changer. »

Afficher plus

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page