Politique

« Le choix d’un Président après Biya va se faire à la machette » : dixit, Dieudonné Essomba

Depuis des lustres, l’économiste Dieudonné Essomba s’illustre avec opiniâtreté comme un leader d’opinion dans son pays le Cameroun.

Ses prises de parole renversantes et parfois stupéfiantes, ne lui valent pas que des émules. Si dans le grand groupe Ekang dont il est issu, majoritairement favorable au RDPC, on est parfois dubitatifs à son égard, au sein de l’opposition camerounaise ces propos mi-figue mi-raisin, ne sont pas toujours perçus d’un bon œil.

Quoi qu’il en soit, et en dépit de toute considération, « le père de la monnaie binaire camerounaise », qui malheureusement n’a jamais vue le jour, reste droit dans ces bottes, autant qu’il poursuit la marche dans la voie qu’il s’est choisi. S’agissant de la l’alternance au sommet de l’Etat, il pense qu’il n’est pas possible à une force camerounaise de contrôler le Cameroun unitaire si Biya disparaît. Pour lui, « Les tensions sont si importantes. Les ambitions collectives, tribales, communautaires, politiques sont telles que le choix d’un Président après Biya va se faire à la machette ».

Il justifie ce constat effarant par le fait que le régime actuel n’a pas su se délester d’une bonne partie du pouvoir, pour le rendre moins attractif. D’autre part dit-il, « quand vous allez au Grand-Nord, à l’Est, au Centre, c’est tout le monde qui regarde le pouvoir avec des yeux rouges ». En somme, les Nordistes disent au Betis de restituer le pouvoir qui leur avait été donné… Les Betis quant à eux martèlent que le pouvoir étant déjà chez eux, il ne partira nul part. Les autres, pour leur part, estiment que ces deux groupes ont déjà assez mangé comme ça !
Politiquement parlant, le Cameroun est assis sur un volcan, et le comble est que le leader d’opinion s’offusque que le RDPC n’arrive pas à comprendre la dangerosité même de cette conservation d’un pouvoir qui va lui exploser entre les mains. Après la mort de Paul Biya, aucun de ces individus, ne pourra être capable de nous discipliner, affirme le libre penseur. C’est pour cette raison qu’en guise de solution, il pense qu’il est important, qu’on aille vers une véritable décentralisation, c’est-à-dire un fédéralisme de juré ou de facto, afin que le pouvoir de Yaoundé soit réduit au minimum, afin que le pouvoir de Yaoundé cesse d’être attractif.

Afficher plus

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page