Politique

Commune de Banka: Les défis qui attendent le maire Joseph Nguessieuk

Titulaire d’une licence professionnelle en gestion logistique et transport, le jeune maire de la commune de Banka a été officiellement installé dans ses fonctions le dimanche 01er novembre dernier au stade du collège Saint Paul de Banka.

M. Ndongo, préfet du département du Haut-Nkam n’est pas passé par quatre chemins pour inviter l’homme fort de la commune de Banka à œuvrer pour la réconciliation et le pardon. Une invitation liée au contexte de son accession à la tête de cette municipalité lors de la session de plein droit d’un 18 février 2020. Car défait lors du vote des adjoints au maire organisé ce jour, Laurence Yeou Monthé et Fadeu Emakam dit aboboyoyo ont ouvert un front de combat contre les membres actuels de l’exécutif de Banka. Ils sont allés au point de contester cet exécutif au niveau de la justice administrative. Mais au final, ils ont perdu le procès. C’est ainsi que ce groupe de 07 conseillers issus de la liste du Mouvement Citoyen National Camerounais (Mcnc), les 04 élus locaux du Rassemblement démocratique du peuple camerounais(Rdpc) et 01 élu de l’Union des Mouvements socialistes(Ums) ont brillé par leur absence lors de cette cérémonie d’installation officielle et de remise des attributs aux membres de l’exécutif communal et aux conseillers municipaux de Banka. Reste que les conseillers Isaac Djomo, Derrick Abolo, Sophie Monkam, Changa Kaleu Blandine, Sorelle Kamga, Arnold Tchokotieu, Fabrice Dembalin Tiani, Colette Ngounou, Nassi et bien d’autres se sont mobilisés à l’esplanade du collège saint Paul de Banka le dimanche 1er novembre dernier. Ce jour, ils ont également reçu des attributs de conseillers municipaux devant un public enflammé. Leur jeunesse a été saluée par le public. Des hommes et des femmes initialement instruits par l’allocution de bienvenue prononcée par Isaac Djomo, le doyen d’âge de cette instance. Celui-ci a salué la jeunesse du maire Nguessieuk et celle des deux adjoints que sont : Alphonse Wessilessié et Epanda Ebenezer. Après avoir accroché l’écharpe tricolore sur les hanches de Joseph Nguessieuk, le préfet du département du Haut-Nkam lui a remis les clés de la ville de Banka. Tout un symbole…

Une autre histoire est possible…

« Comment donner aux gens l’envie de construire cette société de demain si on ne voit pas à quoi elle ressemblera ? Loin des intentions creuses et des envolées lyriques, nous avons placé notre mandat à la tête de la commune de Banka sous le signe du Changement. Un mot qui pourrait être galvaudé par des politiciens en quête de sensation. Mais, pour nous, et, chez nous, à la commune de Banka, il revêt toute une philosophie d’action et de vie.
Notre idée, ce n’est pas seulement de montrer à quoi la société pourrait ressembler, demain, si on mettait bout à bout toutes les meilleures solutions qu’on connaît. C’est aussi, et, surtout, d’agir. Car, tout est une histoire. Si on veut engager les gens dans ce mouvement hyper-fort qu’est l’implémentation de la décentralisation au Cameroun à la lumière de la Loi 2019/024 du 24 décembre 2019 portant code général des collectivités territoriales décentralisées, il faut être capable de projeter une nouvelle histoire », soutient Joseph Nguessieuk dans la commune de Banka, l’organe d’expression de cette commune. Pour lui, il faut valoriser une histoire qui permet aux gens, aux citoyens locaux, de se sentir pleinement acteurs de diverses mutations sociétales. « Ces citoyens ne doivent pas se sentir étrangers de comment on pourrait faire l’agriculture sans pesticides, sans pétrochimie et kilomètres ; de comment passer des énergies fossiles et fissiles aux renouvelables ; de comment on pourrait avoir une économie qui ne marche pas sur la tête ; de comment on pourrait éduquer nos enfants autrement, etc… », Insiste-t-il. Engagés, ils sauront se raconter eux-mêmes une nouvelle histoire qui sera autre chose que l’histoire du « bricolage permanent », du « définitivement provisoire » de « l’improvisation », de « la navigation à vue », du « copier-coller », du « mimétisme indécent », et de la servilité dans laquelle certains ont été moulées.

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Rôles fondamentales des jeunes

« Notre histoire, celle que nous écrivons depuis le 09 février que les électeurs nous ont accordé leur confiance pour la gestion de la commune de Banka pendant les cinq années à venir, c’est une histoire extraordinaire, et c’est ça qu’on veut raconter : comment des gens, à des endroits, changent, se mobilisent, construisent quelque chose qui est très utile et qui inspire des milliers d’autres personnes. On n’a pas forcément besoin d’appartenir à une organisation dogmatique ou sectariste dans le sens où on a besoin d’avoir des gens qui défendent des idées et qui soient relais de celles-ci pour la société. Afin que le développement durable soit une réalité palpable et mesurable », précise le jeune maire de Banka.

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Malyse Sibatcheu

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