Société

Cameroun – Yaoundé : Déploiement sécuritaire à la police judiciaire

Hier, l’itinéraire menant à la Direction de la police judiciaire est reste bloqué.

Une dame descend du taxi avec son nouveau né entre les bras ce 29 janvier 2019 aux environs de 12h30. Nous sommes précisément à l’entrée de la gare ferroviaire de Yaoundé, à quelques mètres du marché de Mfoundi. Malgré la pluie qui continue d’arroser une bonne partie de la ville ce jour , la jeune elle décide de prendre son courage pour aller supplier un policier afin que ce dernier la laisse traverser le cordon de sécurité menant tout droit à la police judiciaire : « S’il vous plait laissez-moi passer, j’habite en face de la police. Je n’ai pas un autre chemin que je peux emprunter pour entrer chez moi en plus mon bébé est déjà trop fatigué », lance la jeune dame, qui se fera immédiatement entendre.

Ce n’est pas le cas pour tout le monde qui veut passer devant les services de la direction de la police judiciaire où certains cadres du Mrc à l’instar d’Alain Fogue, le trésorier national du parti sont en garde à vue depuis le 28 janvier. D’ailleurs le dispositif sécuritaire visible suffit pour susciter la peur auprès de certaines personnes. La route est complètement remplie des policiers lourdement armés. L’on aperçoit également du matériel roulant. Au niveau de la Station Total, un camion anti-émeute est stationné. Une dizaine de véhicules pick-up de la police ont été servis pour bloquer la route. Selon des informations recueillies, il s’agit d’un dispositif spécial afin d’empêcher les militants du Mouvement pour la renaissance de se regrouper au niveau de la police judicaire, certains leaders de ce parti y sont détenus depuis lundi dernier.

Le 28 janvier, Alain Fogue, le trésorier a été placé en garde à vue à la Direction de la police judiciaire. D’autres cadres du parti interpellés lundi dernier à Douala ont été conduits à Yaoundé. Selon des sources, certains cadres du Mrc sont détenus au Secrétariat d’Etat à la Défense, au Groupement spécial d’opération (Gso) et à la Direction de la police judicaire. Maurice Kamto, Célestin Djamen, Albert Dzongang, Paul Éric Kingue sont gardés à vue. Ces personnes sont arrêtées dans le cadre des manifestations organisées le 26 janvier dernier dans plusieurs villes du Cameroun. L’objectif était de contester les résultats publiés au terme de l’élection présidentielle du 7 octobre 2018. Hier 29 janvier 2019, le ministre de la Communication, par ailleurs porte –parole du gouvernement, a de nouveau condamné ces manifestations, tout en rappellent que les auteurs répondront de leurs actes. L’Ong Amnesty international pour sa part, demande la libération immédiate de toutes les personnes interpellées.

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Prince Nguimbous
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