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Source : MINSANTE Cameroun -
Mise à jour : 31 mai 2020
Société

Cameroun: Voici comment la Police a repoussé les terroristes à Bamenda

Le voile se lève sur le dispositif déployé le lundi 9 mars par les forces de défense et de sécurité pour apporter la riposte aux hommes armés ayant attaqué des unités de sécurité.

Le 9 mars vers 20 heures, plus d’une vingtaine d’hommes armés et encagoulés attaquent simultanément plusieurs unités de sécurité publique, notamment police judiciaire, commissariat de sécurité publique mile 7, commissariat central, commissariat du 3ème arrondissement,le GMI. Les assaillants ont attaqué ces unités de police, non sans déclencher des tirs nourris qui ont créé la débandade dans les habitations voisines. Les éléments de la police vont promptement riposter, pour repousser les assauts et protéger leurs unités respectives. Selon des sources policières, les assaillants qui utilisaient des armes de guerre ont fait exploser 4 mines artisanales pendant l’affrontement. Les mêmes sources révèlent que, certaines unités, prises de court, ont appelé en renfort des éléments des forces spéciales de la police et des forces de défense. Ce sont ces derniers qui interviendront avec toute l’artillerie nécessaire.

Des combats d’une intensité très forte, les forces de sécurité voyant leurs édifices touchés sous la puissance de feu d’ennemis très inexpérimentés et peu rodés au maniement des armes. Les affrontements durent plusieurs minutes avant que les assaillants mis en déroute ne prennent la fuite. Sur le champ, aucune interpellation officielle n’a été opérée mais une victime collatérale. Un civil sortant d’une mosquée a reçu une balle pendant les échanges de tirs entre les assaillants et les éléments du commissariat central situé au quartier Old Town à Bamenda, apprend-on. La même nuit jusqu’au petit matin de mardi, confie un haut responsable du ministère de la Défense, les forces de défense et de sécurité ont lancé une opération de ratissage à Bamenda et des dispositions ont été prises pour une sécurisation renforcée de la ville.

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Attaques meurtrières

Signalons que ces attaques du 9 mars à Bamenda interviennent au lendemain d’un attentat attribué aux séparatistes. Selon le gouvernement, le 8 mars 2020, alors que les manifestations relatives à la Journée internationale des droits des femmes se déroulaient à la place des fêtes de Bamenda, des terroristes sécessionnistes ont actionné un engin explosif aux abords de la tribune officielle. L’explosion a causé la mort d’un militaire et fait plusieurs blessés graves. Tous les blessés, informe le gouvernement, ont été évacués par voie aérienne à l’Hôpital général de Douala.Alors que les séparatistes multiplient les stratégies de guerres, les forces de défense sont en alerte permanente et quadrillent par des patrouilles nocturnes très discrètes ces deux régions. Depuis 2016, l’armée républicaine et des groupes séparatistes, qui veulent y créer un Etat imaginaire, s’affrontent dans le Noso.

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Les deux camps sont également régulièrement accusés par des Ong internationales de perpétrer des crimes et des exactions contre des civils.Le 14 février, 23 civils dont 15 enfants – neuf de moins de 5 ans – ainsi que deux femmes enceintes, ont été tués à Ngarbuh, un village du Nord-Ouest, selon l’Onu. A en croire plusieurs Ong, dont Human Rights Watch, ils ont été tués par des militaires et une milice peule alliée.Le régime de Yaoundé dément et assure qu’il s’agit des conséquences d’un « malheureux accident » – l’explosion de conteneurs de carburant consécutive à des échanges de tirs entre soldats et rebelles séparatistes – et n’évoque la mort que de cinq civils. Le conflit, faut-il le rappeler, a déjà fait plus de 3.000 morts et forcé plus de 700 000 civils à fuir ces régions.

Ahmed MBALA

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