Actualité

Cameroun: Un prêtre au tribunal pour reconnaître son enfant

Sans le vouloir, la Présidente de cette juridiction a révélé la profession d’un justiciable, prêtre de son état venu reconnaître son enfant.

Est-ce inconsciemment que Madame la Présidente du tribunal de premier degré (TPD) de Yaoundé de Yaoundé a dévoilé la profession de ce justiciable devant elle lors de l’audience du 22 janvier dernier ? Difficile de répondre à cette interrogation. Le moins que l’on puisse dire selon le journal Kalara dans son édition de la semaine dernière, est que le magistrat a comme déchiré la soutane d’un prêtre venu reconnaitre son enfant, né d’une relation amoureuse avec sa compagne.

Selon ce confrère, l’homme de Dieu qui se prénommerait Urbain a fait comparaître Micheline, la mère de l’enfant, ainsi que deux autres personnes présentées comme les témoins de leur idylle dans une action judiciaire en reconnaissance de paternité. L’enfant serait né alors que le prêtre était à l’étranger, et c’est pourquoi. L’enfant n’a pas été reconnu à la naissance par son géniteur. De retour au pays, il a décidé de régulariser la situation, en introduisant son nom dans l’acte de naissance de l’enfant en qualité de père. Sa compagne Micheline ne conteste pas le fait que c’est le prélat qui est effectivement le géniteur de sa fille.

Lire aussi
Réhabilitation de Scanwater : Mieux vaut tard que jamais !

Le tribunal de premier degré (TPD) de Yaoundé n’a pas voulu s’arrêter à cette seule présentation des faits, et a aussi soumis les protagonistes à un interrogatoire «Pourquoi n’avez-vous pas introduit une requête en reconnaissance et légitimation d’enfant? Qu’attendez-vous pour épouser cette fille», demande le tribunal. A Ces questions, Urbain Vêtu d’un pantalon Jeans de couleur noire et d’un tshirt de couleur sombre s’est avancé d’un pas rassurant devant le juge pour présenter une pièce supplémentaire au tribunal afin de justifier son identité. Cette pièce ne sera autre que sa carte professionnelle qu’il a montré au juge en affirmant : «Mme la présidente, j’aimerais que ma profession reste secrète».

Tout se passe normalement jusqu’à (à ce que en annonçant la date du verdict de l’affaire, le juge va dévoiler la profession du père, un prêtre catholique. Murmure dans la salle et fin de l’audience. Une affaire qui pose de nouveau sur la table la question du célibat des prêtres et surtout le
vœu de chasteté.

Lire aussi
DASSAULT Systèmes annoncé au Cameroun

Avec Kalara

Afficher plus

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer
Fermer