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Cameroun – Top 10 des DG à limoger: Camille Mouthe à Bidias, 28 ans à la tête du Fne (3)

Crée par décret présidentiel du 27 avril 1990, le Fonds national de l’emploi (Fne) est dirigé depuis 1991 par Camille Mouthe à Bidias.

En clair, c’est depuis 28 ans que ce piètre manager s’est emparé du Fne. En créant cette structure, l’Etat camerounais comptait ainsi tordre le cou au chômage galopant. Mais il se trouve qu’après plus d’un quart de siècle passé à la tête de cette société étatique, Camille Mouthé à Bidias n’a pas pu résoudre cet épineux problème, nonobstant des moyens financiers faramineux mis à sa disposition au fil des années. Au contraire, le chômage croit du jour au lendemain au point de devenir une réalité à la camerounaise.

Des sources proches du Fonds national de l’Emploi indexent la gestion de l’actuel manager en évoquant des griefs tels que le monnayage des dossiers, l’octroi des stages selon la méthode deux poids deux mesures, la gestion opaque du budget de fonctionnement…Toute chose qui n’a pas empêché le pouvoir en place de faire de Camille Mouthe à Bidias, l’éternel gestionnaire du Fne.

Plus grave encore : Des chiffres circulent, peut-être peu fiables, mais personne (pas mêmes les autorités) ne songerait à les remettre en question. À Douala, 80 % des dizaines de milliers de conducteurs de mototaxi auraient au moins le bac. Le niveau de sous-emploi des diplômés y atteindrait 75 %. Certains officiels admettent que le chômage « concerne 60 à 70 % de la population » et reconnaissent qu’il touche principalement les jeunes diplômés, « qui ont fait des études mais ne trouvent pas de travail ».

Dépolitisée et désabusée, la jeunesse a pour l’heure trouvé d’autres échappatoires : la débrouillardise, l’alcoolisme, l’émigration vers l’Europe ou chez les voisins gabonais et équato-guinéens, là où un instituteur gagne trois fois plus, ou encore l’opium du peuple que constituent les Églises évangéliques. De plus en plus nombreuses, de plus en plus présentes (les affiches annonçant une messe ou vantant les mérites d’un révérend pullulent dans la capitale), celles-ci surfent sur la désespérance des jeunes, leur principale clientèle.

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