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Politique

Cameroun – Scandales de la Can 2019: Joshua Osih et Nintcheu arrêtés puis relaxés

Le 1er vice-président du parti et son président régional pour le Littoral ont été interpellés alors qu’ils entendaient dénoncer les dérives ayant conduit au retrait de la compétition, hier dans les rues de Douala.

D’après des témoins, c’est aux environs de 15 heures que Jean Michel Nintcheu et Joshua Osih, respectivement président régional et premier vice-président du Social Democratic Front (SDF) pour le Littoral ont été interpellés au lieu-dit Douche Akwa alors qu’ils commençaient à peine la marche. Le premier a été embarqué manu militari dans un véhicule de la police, avant d’être purement et simplement relaxés. Quant au deuxième, il a été escorté jusqu’à son domicile par des éléments des forces du maintien de l’ordre. D’après Carlos Ngoualem, militant du SDF et adjoint au maire de Douala 5e, du gaz lacrymogène a été tiré par la police pour disperser la foule et les autres marcheurs. C’est la seule action constatée au courant de cette journée, pour laquelle Jean Michel Nintcheu avait programmé des marches dans les arrondissements de Douala 1er, 3e et 5e.

Devant la clôture de la salle des fêtes d’Akwa, hier mercredi vers 13h30, aucun militant du « parti de la balance » n’est visible, contrairement à ce qui était promis depuis quelques jours. C’est en effet à cet endroit que doivent se retrouver les membres et les sympathisants de ce parti, basés dans l’arrondissement de Douala 1er, pour une marche de protestation contre l’impunité des personnes impliquées dans les scandales du retrait de la Coupe d’Afrique des nations (Can) de football 2019 au Cameroun. A ce carrefour devant servir de point de départ de la marche, juste deux pick-up de la police et de la gendarmerie sont stationnés. Sur l’itinéraire de ladite marche dont le point de chute était le Tribunal de première instance (Tpi) de Bonanjo, pas l’ombre d’un seul manifestant.

L’ambiance est identique au rond-point Dakar, point de départ de la marche de Douala 3e, qui devait conduire les manifestants au Tpi de Ndokoti. La présence de quelques policiers et gendarmes est visible. Mais les manifestants sont absents. Idem au lieudit Axe-lourd Bépanda, dans l’arrondissement de Douala 5e où les marcheurs devaient se rassembler. Aucun militant en vue, ni d’éléments de la police ou de la gendarmerie. Pas de marcheurs sur le trajet qui conduit à Ndokoti, point de chute de la marche, où un pick-up de la gendarmerie est visible. La journée a relativement connue une ambiance habituelle dans les différents arrondissements où devaient avoir lieu cette marche de protestation.

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