Cameroun : Scandale au commissariat, une policière fait emprisonner son tatoueur !

MONIQUE EVINA

Le commissariat du 1er arrondissement de Yaoundé est secoué par un scandale sans précédent. Au cœur de la tourmente : Monique Evina, une policière accusée d’abus de pouvoir et d’extorsion. Tout commence lorsque la fonctionnaire se rend chez Njiki Yimgoum Steve, un jeune tatoueur de la capitale, pour se faire réaliser un tatouage. Une fois les encres posées sur sa peau, Monique Evina prétexte avoir oublié son argent et promet de revenir régler la note. Mais la promesse ne sera jamais tenue. La policière prend la fuite, pensant ainsi échapper à ses obligations. Pour suivre toute l’actualité sulfureuse du Cameroun, une seule adresse : 237online.com, votre site d’info sans tabou !

Le tatoueur traqué et jeté en prison

C’était sans compter sur la détermination de Njiki Yimgoum Steve. Le jeune homme, bien décidé à obtenir son dû, retrouve la trace de sa cliente indélicate sur son lieu de travail. Mais au commissariat, c’est la stupeur : Monique Evina prétend ne jamais avoir vu le tatoueur ! Un mensonge éhonté, d’autant que des photos attestent de la réalisation du tatouage. Prise la main dans le sac, la policière véruse ne s’avoue pas vaincue pour autant. Elle fait appel à son compagnon, lui aussi policier, pour régler le problème à sa manière. Le tatoueur est alors passé à tabac avant d’être jeté sans ménagement dans une cellule du commissariat. Une détention arbitraire qui dure depuis plusieurs jours.

La police camerounaise, une institution gangrénée ?

Cette affaire sordide vient une nouvelle fois ternir l’image de la police camerounaise. Comment une représentante des forces de l’ordre peut-elle se livrer à de telles exactions en toute impunité ? Comment ses collègues peuvent-ils cautionner un tel déni de justice ? Ces questions, légitimes, restent pour l’heure sans réponse. Mais elles mettent en lumière les dérives d’une institution minée par la corruption, les abus de pouvoir et le sentiment d’impunité. Un mal profond qui gangrène la police camerounaise et sape la confiance des citoyens en leurs forces de sécurité.

Une affaire emblématique des dérives policières

Car l’affaire Monique Evina est loin d’être un cas isolé. Extorsions, violences, détentions arbitraires… Les exemples de dérives policières ne manquent pas au Cameroun. Des dérives souvent impunies, les auteurs bénéficiant de la protection de leur hiérarchie ou d’un système judiciaire défaillant. Une situation explosive qui nourrit un sentiment d’injustice et de révolte au sein de la population. Combien de Njiki Yimgoum Steve croupissent aujourd’hui dans les geôles camerounaises pour avoir osé défier l’autorité policière ? Combien de Monique Evina abusent quotidiennement de leur pouvoir en toute quiétude ? Il est temps que les plus hautes autorités de l’État prennent la mesure du problème et engagent une réforme en profondeur de la police. Faute de quoi, c’est tout l’édifice sécuritaire camerounais qui risque de s’effondrer.

Par Ange Mimboe pour 237online.com

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