Cameroun : Le putsch manqué d’Eto’o contre la gouvernement, le fiasco en 24h !

Samuel excuses

Le feuilleton rocambolesque qui secoue le football camerounais depuis plusieurs semaines a connu son épilogue en 24h chrono. Convoqué à la présidence de la République le 29 mai 2024 et tancé pour sa gestion calamiteuse des Lions Indomptables, Samuel Eto’o a dû ravaler sa fierté et présenter ses excuses. Lui, le président tout-puissant de la Fecafoot, s’est retrouvé contraint de recevoir Marc Brys, le sélectionneur belge qu’il avait pourtant copieusement insulté quelques jours plus tôt. Un camouflet cuisant pour l’ex-star du Barça, habitué à régner sans partage sur le football camerounais. Suivez toute l’actualité brûlante du sport camerounais sur 237online.com, votre site d’info de référence.

Un plan machiavélique qui tourne court

Mais l’impétueux Eto’o n’avait pas dit son dernier mot. À peine les caméras éteintes et Brys parti, il échafaude un plan machiavélique pour reprendre la main. Objectif : imposer ses hommes dans le staff des Lions, quitte à court-circuiter le Ministère des Sports et le sélectionneur. Il demande ainsi la mise à disposition de David Pagou, pourtant démissionnaire le matin même. Une manœuvre alambiquée qui n’aura pas l’effet escompté, Pagou refusant de signer tout engagement avec la Fecafoot sans accord préalable de son employeur, le Minsep. Qu’à cela ne tienne, Eto’o fait fi de ce détail et annonce urbi et orbi la nomination d’un nouveau staff dans un communiqué nocturne. Le putsch est en marche.

Le cabinet civil, soutien ambivalent d’Eto’o

Dans cette tentative de coup de force, Samuel Eto’o peut compter sur des soutiens de poids au sein même du palais présidentiel. Le cabinet civil, en conflit ouvert avec le secrétariat général de la présidence, voit dans l’ancien capitaine des Lions un allié précieux pour faire vaciller le pouvoir de Ferdinand Ngoh Ngoh, l’omnipotent SGPR. Une alliance de circonstance qui pousse le cabinet civil à féliciter Eto’o pour un « accord » fictif avec le Minsep et à diffuser en toute hâte son communiqué insurrectionnel. Quitte à mettre le quotidien gouvernemental Cameroon Tribune sous pression pour lui offrir la Une. Un engagement total, mais en coulisses, pour ne pas se brûler les ailes en cas d’échec.

Confusion totale, le putsch avorté

Car le lendemain, patatras ! Le putsch tant espéré n’a pas eu lieu. Malgré les pressions et les intimidations, David Pagou campe sur ses positions et refuse de rejoindre le staff concocté par Eto’o. L’ancien capitaine des Lions se retrouve avec deux staffs sur les bras, sans savoir lequel officiera lors des prochaines échéances cruciales. Un imbroglio total qui vient confirmer l’échec cuisant de sa tentative de coup de force. Et qui risque de lui coûter cher, tant sur le plan sportif que politique. Car en s’attaquant frontalement au Minsep et au SGPR, Eto’o a peut-être foiré la derniere carte qui lui restait. Reste à savoir si ses soutiens, au premier rang desquels Marie Claire Nnana et Yves Atanga de Cameroon Tribune, paieront aussi les pots cassés de ce fiasco retentissant. Le football camerounais n’a décidément pas fini de trembler.

Par Serge Yopa pour 237online.com

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