Cameroun : Paul Biya siffle la fin du match Eto’o-Minsep, la Fecafoot respire !

Biya et Eto'o

Le feuilleton qui secoue le football camerounais depuis des mois a enfin trouvé son épilogue. Après des semaines de bras de fer entre la Fédération Camerounaise de Football (Fecafoot) et le Ministère des Sports et de l’Éducation Physique (Minsep), c’est finalement le président Paul Biya qui a dû monter au créneau pour siffler la fin du match. Un arbitrage salutaire au sommet de l’État, sans lequel la crise aurait pu dégénérer de façon irrémédiable. Car la tension était à son comble depuis l’altercation musclée du 29 mai entre Samuel Eto’o, président de la Fecafoot, Cyrille Ntollo, conseiller technique du Minsep, et Marc Brys, le sélectionneur belge des Lions Indomptables. Pour ne rien manquer des coulisses du football camerounais, suivez 237online.com, votre site d’info de référence.

Des directives présidentielles enfin respectées

Excédé de voir ses directives du 13 mai bafouées, Paul Biya a choisi de reprendre les choses en main. Lors d’une réunion restreinte à la présidence le 30 mai, le chef de l’État a haussé le ton, rappelant à l’ordre ses collaborateurs récalcitrants. Exit Ferdinand Ngoh Ngoh, le secrétaire général à la présidence temporairement écarté des « hautes instructions ». Place à Joseph Dion Nguté, le Premier ministre chargé de mettre en musique la solution présidentielle : l’installation d’un staff hybride à la tête des Lions, associant le sélectionneur belge Marc Brys à des adjoints camerounais. Une directive martelée par Samuel Mvondo Ayolo, le directeur du cabinet civil, sommé de veiller à son application stricte.

Eto’o, la force tranquille de Chantal Biya

Dans ce bras de fer qui l’opposait au Minsep, Samuel Eto’o a pu compter sur des soutiens de poids au sein du palais présidentiel. Et notamment sur celui de la première dame, Chantal Biya, dont il est très proche. Une alliée précieuse qui a sans doute pesé dans la balance au moment de faire pencher le chef de l’État en faveur de la Fecafoot. Fort de cet appui, Eto’o a pu rétablir Marc Brys dans ses fonctions et organiser une réunion de conciliation avec lui dès le 30 mai. Un tête-à-tête lors duquel les deux hommes ont mis leurs rancœurs de côté, s’échangeant même des lettres d’excuses. Le tout sans Cyrille Ntollo, le conseiller technique du Minsep, prié de ne plus interférer dans les affaires de la Fecafoot.

Un staff hybride pour panser les plaies

C’est donc un staff hybride qui prendra place sur le banc des Lions Indomptables pour les échéances à venir, à commencer par la double confrontation face au Cap-Vert et à l’Angola en juin, comptant pour les qualifications au Mondial 2026. Un staff composé de Marc Brys et d’adjoints camerounais, comme l’avait souhaité Paul Biya. Sa publication tardive dans la nuit du 30 mai, par la Fecafoot, témoigne des ultimes tractations en coulisses, le ministre des Sports Narcisse Mouelle Kombi rechignant à lever les affectations de certains membres camerounais cooptés par Eto’o. Mais qu’importe. L’essentiel est là : le match Eto’o-Minsep a enfin trouvé son épilogue. Et c’est finalement le football camerounais qui en sort vainqueur. En attendant la prochaine crise ?

Par Franck Bilong pour 237online.com

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