Politique

Cameroun: Paul Biya accepterait-il de rencontrer Maurice Kamto ?

C’est un cas de figure de plus en plus mis en scène par la presse ces derniers jours.

Une éventualité qui n’est pas du tout mal accueillir dans le camp des mrcistes. Mais est ce possible ?

Paul Biya, « le mendiant de la paix » s’est toujours illustré au fil des conflits qu’il a géré comme étant un homme de dialogue. Paul Biya n’est pas un va-t-en-guerre. Il a toujours préconisé et choisi lui même (à chaque fois qu’il en avait l’occasion) la voix du dialogue. Il a fait sienne cette maxime de l’UNESCO qui veut que, puisque c’est dans les cœurs que les crises naissent, il faut bien que ce soit dans les cœurs qu’on les éteignent. De ce point de vue, le Président de la République peut accéder à une invité au dialogue.

Seulement, c’est dans le respect des lois et des règlements que le Chef de l’État a toujours mené ses actions de diplomatie pacifiste. Paul Biya est un légaliste. C’est sur la base d’un ensemble d’encadrement juridiques que le Chef de l’État peut déployer sa stratégie de discussion. Les exemples des règlements de conflits de GreenTree a nécessité le cadre formel des Nations Unies pour ce faire. Sur le plan national, à chaque fois qu’il a souhaité intervenir, il a usité des dispositions de droits permettant de libérer de nombreux camerounais détenus dans le cadre de la crise anglophone.

C’est cette dimension légaliste du Président Camerounais qui nous conforte dans l’idée qu’en l’état actuel de la procédure devant le tribunal militaire de Yaoundé, impliquant Maurice Kamto et les militants du MRC, il n’est pas possible que Paul Biya envisage une rencontre avec le leader du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun. Ou alors il s’agira de tractations de couloirs entre les deux hommes par personnes interposées.

Qu’adviendrait-t-il ?

Que peut bien espérer Maurice Kamto d’une telle rencontre ? Quel peut bien être le thème qui les amène à se retrouver autour d’une table de discussion ? Quelle peut être là pomme de discorde ?

Visiblement, difficile d’identifier avec précision ce qui pourrait justifier une rencontre entre le premier et le deuxième au classement de l’élection présidentielle d’Octobre 2018. En effet, le premier est Républicain et a déjà prêté serment devant les corps constitués nationaux sur la base des résultats électoraux proclamés par les institutions assermentées. De l’autre côté, le second s’est lancé dans une voie de revendications populaires avec des conséquences graves sur la sécurité nationale et l’intégrité du territoire, en considérant les attaques des ambassades du Cameroun en France et en Allemagne.

Deux trajectoires, deux philosophies politiques qui ne se rencontreront certainement pas.

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Stéphane Nzesseu, agencecamerounpresse.com
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