Société

Cameroun : Les vaccins anti-Covid-19 cherchent toujours preneurs

Au 13 septembre dernier, 109 071 personnes étaient complètement vaccinées à travers le Cameroun tandis que la couverture du personnel de santé complètement vacciné dans les dix régions du pays est de 14,7%.

Depuis avril dernier, une campagne de vaccination a cours au Cameroun pour stopper la propagation du Covid-19. Surtout qu’un nouveau variant, Delta, circule désormais. Comment se passe-t-elle à Yaoundé ? Nous sommes allés observer de plus près l’ambiance dans certains centres de vaccination le 13 septembre 2021. A l’hôpital de l’Eglise presbytérienne camerounaise (Epc) de Djoungolo, c’est à l’entrée que nous apprenons du vigile, qui renseigne et oriente les usagers, que les vaccins contre le Covid-19 sont en rupture de stock : « Descendez dans le bâtiment principal juste devant vous, mais les vaccins sont finis ». Et, effectivement dans la salle aménagée pour la vaccination, les personnels soignants, constitués de jeunes femmes, en blouse blanche, accréditées pour cela, conversent. Ils n’ont pas, à première vue, de travail sous la main. L’information donnée par le vigile est-elle fondée? Oui, totalement. Le médecin-chef de cette formation sanitaire, le Dr Celin Nzambe, l’affirme : « Aujourd’hui, nous avons été obligés de renvoyer près d’une vingtaine de personnes arrivées après 8h. Nous sommes en rupture de stock ».

Le médecin-chef rassure cependant que les populations, contrairement à ce qu’il a observé lors du lancement de la vaccination contre le Covid-19, il y a deux mois, se font de plus en plus vacciner, même si ce n’est pas encore en grande masse. Pour preuve, l’hôpital attend, des doses de vaccin qui arriveront avant la fin de la journée : « Nous venons de commander 200 doses du vaccin Johnson &Johnson, qui, généralement, au bout de trois jours, finissent, simplement parce que nous vaccinons près de 40 à 50 personnes par jour. C’est très différent des hésitations, que l’on a connues, il y a près de deux mois ». Pendant ce temps, une jeune fille est assise sur des bancs aménagés dans le box de vaccination contre le Covid-19. Elle veut à tout prix se faire vacciner. Pourquoi ? Elle se réserve mais dit attendre l’arrivée du vaccin Johnson & Johnson, afin de prendre sa dose.

Autre centre de vaccination le plus proche, la délégation régionale pour la Santé publique du Centre. A notre arrivée, cinq usagers sont assis sur les chaises ; ils sont en observation, car ils viennent tous de se faire vacciner. Un autre se fait injecter. Ici, il est un peu plus de 13h et 37 personnes ont déjà été vaccinées, parmi lesquelles, deux ont reçu la première dose du vaccin Sinopharm et quatre la deuxième dose du même vaccin. Le reste a reçu le vaccin américain Johnson & Johnson. L’un des personnels soignants affirme que depuis quelques semaines, tel est leur quotidien. « Les gens viennent se faire vacciner de 09 h à 15h 30 de lundi à vendredi et 09h à 12h le samedi », précise-t-il. Pendant les 40 autres minutes passées sur ce site, quatre autres personnes, dont trois femmes et un jeune homme, sont venus se faire administrer le vaccin. Tous ont choisi Johnson &Johnson, après s’être renseignés notamment sur les types de vaccin disponibles, le nombre de doses à prendre et pour la plupart sur les effets secondaires. Comme à l’hôpital de l’Eglise presbytérienne camerounaise (Epc) de Djoungolo, deux types de vaccins sont disponibles ici, notamment Johnson & Johnson et Sinopharm. Ainsi, les usagers désireux de se faire vacciner contre le Covid-19 ont le choix entre les deux.

A ce jour, seules 109 071 personnes sont complètement vaccinées à travers le Cameroun. L’un des défis des responsables du Programme élargi de vaccination (Pev) est d’accroître le nombre de vaccinés, de réduire la réticence observée au sein de la population cible, y compris le personnel de santé (Principale raison de la lenteur de la vaccination). Dans le rapport de la situation de la vaccination contre le Covid-19, il est indiqué que la couverture du personnel de santé complètement vacciné dans les dix régions du pays est de 14,7%.

Guillaume Aimée Mete

Afficher plus

Laisser un commentaire

Bouton retour en haut de la page